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Archive for the ‘Asie’ Category

 

 

La Chine toujours en tête de liste des plus importants producteurs d’or au monde

Mardi, janvier 29th, 2013

Selon le site China.org, la production d’or en Chine entre Janvier et Octobre 2012 était de 323 tonnes. Ceci représente une augmentation de 11% comparé à l’année d’avant sur la même période.

La Chine avait dépassé l’Afrique du Sud en 2007 mais occupe depuis l’année dernière la première position selon le China Gold Association.

Le pays est également le deuxième plus grand consommateur d’or au monde, après l’Inde.

Bien que la Chine soit un des plus grands producteurs d’or au monde, elle n’en exporte pas pour autant sa production. Il s’avère même que la Chine soit en quête constante d’or.

La Chine investit dans d’autres actifs miniers à travers le monde, et, tout particulièrement en Afrique depuis ces dernières années. Un certain nombre de compagnies chinoises et indiennes pilotent par exemple des projets de mines d’or, de charbon et autres secteurs.

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Y a-t-il un pilote dans la reprise américaine ?… Le Contrarien Matin du 18 janvier 2013

Vendredi, janvier 18th, 2013

Le Contrarien Matin du 18 janvier 2013

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

La Bourse de Paris a terminé en forte hausse, portée par les espoirs d’une reprise vigoureuse aux États-Unis. Pour nous autres contrariens, il est difficile de croire à une reprise tant les fondamentaux économiques sont mauvais, mais pourtant, il faut le dire car c’est la vérité, les indicateurs (même s’ils sont tripatouillés) montrent désormais quelques signes tangibles de reprise et c’est une excellente nouvelle… notamment pour les détenteurs d’or et je reviendrai sur ce point un peu plus loin.

Tout d’abord parce que cette crise a commencé par les déboires du secteur immobilier américain, les dernières statistiques connues montrent une nette progression des demandes de permis de construire et une augmentation de 12 % des mises en chantier.

Bien évidemment, il ne faut pas confondre pourcentage d’augmentation et niveau des mises en construction qui reste dramatiquement bas depuis plusieurs années et très loin des records historiques de ce secteur. Mais c’est une bonne nouvelle pour l’économie américaine.

L’autre bonne nouvelle, c’est également la baisse du chômage. Sur ce sujet-là, les choses sont un peu moins claires dans la mesure où les chiffres de la semaine en cours sont toujours annoncés à la baisse et révisés à la hausse la semaine suivante lorsque tout le monde a le dos tourné, ce qui entraîne une stagnation du taux de chômage.

Alors la grande question que tout le monde se pose est : y-a-t-il une reprise économique aux États-Unis ?

Pour moi, oui, désormais il y a reprise économique. Mais, et il y a de très gros «mais», cette reprise est une fausse reprise, elle est le fruit non pas d’une activité économique saine et autonome, mais le résultat d’injections massives de fausse monnaie. Cette reprise repose uniquement sur la perfusion maintenue depuis cinq années par la FED, la Banque centrale américaine.

D’ailleurs, il est assez remarquable de noter le peu d’efficacité économique obtenue compte tenu des montants injectés depuis 2007.

Il y a reprise économique donc, mais elle ne repose que sur la consommation de ménages de moins en moins solvables et donc de moins en moins nombreux et sur le piège des taux d’intérêt qui sont désormais proches de 0 pour l’éternité ou presque.
Au moment où nous parlons, il n’y a pas de réindustrialisation notable aux USA, quoi qu’en disent les tenants de l’exploitation des gaz de schiste.

Alors, en quoi une reprise économique serait-elle bonne pour les détenteurs d’or ? Pour une raison qui tient essentiellement au retour de l’inflation. Alors que l’économie mondiale est déprimée depuis une demie décennie, la vitesse de circulation de la monnaie s’est considérablement réduite.

Il faut deux conditions pour qu’une inflation importante se matérialise. La première, c’est de la création monétaire sans rapport avec la création de richesse, et de ce côté-là nous avons tout ce qu’il nous faut. La deuxième c’est que l’argent circule. En d’autres termes, qu’il y ait de la croissance. Plus l’argent circule vite et passe de mains en mains, plus les prix montent.

Lorsque l’inflation arrivera, parce qu’elle arrivera, alors les prix exploseront avec d’abord ceux des matières premières. Pour réguler cette inflation, il faudra augmenter les taux d’intérêt… ce qui s’avérera impossible dans la mesure où l’ensemble des pays occidentaux sont dans des situations de surendettement qui sont incompatibles avec des taux d’intérêt ne serait-ce normaux.

Logiquement, la croissance se fracassera sur le prix élevé des matières premières, où l’insolvabilité des États apparaîtra en raison de taux d’intérêt rendant les dettes infinançables.

Pour information, depuis que le Japon et son nouveau gouvernement ont annoncé il y a quelques jours de la mise en place d’un plan de relance basé sur de l’impression de nouveaux yens, l’or a dépassé en yens ses plus hauts historiques de tous les temps. L’or peut baisser un peu en dollars ou en euros pour le moment mais il monte fortement exprimé en yens.

Cela prouve encore une fois le lien intrinsèque entre augmentation de l’or et érosion de la force d’une monnaie.

En dehors de tout ça, il y a quelques informations que je souhaitais vous livrer. Tout d’abord, encore une fois, le marché de l’immobilier est sous les feux des projecteurs.

Immobilier : au moins deux ans de baisse de prix

Après l’étude de The Economist dont nous nous étions fait échos hier, c’est au tour de l’agence de notation Standard & Poor’s d’épingler la santé fragile du marché immobilier européen.

Selon une étude parue jeudi 17 janvier, «la tendance à la baisse des prix des marchés français semble s’accélérer et les prix de l’immobilier français devraient baisser de 5 % en 2013 et autant en 2014».

Standard & Poor’s reste d’ailleurs assez optimiste sur le long terme en relevant que la pénurie de logements et une augmentation sensible de la population française devraient soutenir le niveau des prix.

À mon sens, s’il y a bien une fausse idée véhiculée sur le marché de l’immobilier dans notre pays, c’est bien celle de la pénurie. Il n’y a, avec plus de 400 000 constructions par an pendant les 10 dernières années soit plus de 4 millions de logements neufs, avec plus de 2 000 000 de logements vacants, sans compter les millions de résidences secondaires, aucune, je dis bien aucune pénurie de logements.

Il y a en revanche un véritable souci d’accès à des logements peu cher et là, oui, c’est une autre histoire.

D’ailleurs, si vous écoutez bien, vous vous rendrez compte que, toujours depuis, tous les ans on nous explique qu’il manque toujours 1 million de logements en France malgré ce qui a été construit l’année précédente… et le cirque continue immanquablement.

Si vous cherchez un peu sur Internet, vous tomberez sur des centaines et des milliers de cas «d’heureux» propriétaires d’appartements achetés en défiscalisation et qui, en raison de la pénurie de logements, n’arrivent pas à trouver des locataires… ou alors il faut qu’ils baissent le prix du loyer… et ils perdent de l’argent !!

Après, restent les grandes villes dites en «tension». Il n’y a aucune tension sur le marché parisien. Il n’y a aucune pénurie même dans les plus beaux quartiers de la capitale. Le petit problème, je vous l’accorde, est de posséder au moins un million d’euros… ce qui n’est pas encore à la portée de tout le monde.
Encore une fois, on parle de problème de prix et non de quantité disponible.

Pourquoi les prix sont-ils aussi élevés ? D’une part parce que les taux d’intérêt sont bas depuis 2000 et l’explosion de la bulle Internet.
Ensuite, depuis 10 ans, les générations du baby-boom ont souhaité préparer leur retraite et générer des compléments de revenus en investissant massivement dans l’immobilier, qui est le seul actif que l’on puisse en tant que particulier financer à crédit… tout en profitant de déductions fiscales.
La population française s’est donc massivement transformée en autant de spéculateurs immobiliers du dimanche.

À l’arrivée, les prix ont explosé, en dehors de toute notion de solvabilité moyenne des acquéreurs.

L’immobilier va donc baisser, que ce soit en province… ou à Paris.

Enfin, nous on est les plus malins et les plus forts et les autres sont que des imbéciles, comme l’Espagne par exemple qui vient d’enregistrer en 2012 une baisse de 9,5 % et pour laquelle Standard & Poor’s prévoit un retrait de 7,8 % pour 2013 (ça c’est précis comme prévision) et de 6 % en 2014.

Mais nous, on a la ligne Maginot. Et le béton c’est du solide !

Allez, passons à la blague du jour : la vente des Rafales de Dassault Aviation !!

L’Inde pourrait commander jusqu’à 189 Rafale

L’Inde pourrait commander jusqu’à 189 avions de combat français Rafale à Dassault Aviation, soit 63 de plus que les 126 en négociation.

C’est vrai que la guerre au Mali permet de montrer les capacités de notre Rafale national.

Bon, je vous passe tout le bla-bla des communiqués victorieux pour nous consacrer sur l’essentiel. Compte tenu du prix unitaire d’un avion de chasse, cela ferait beaucoup de bien à notre commerce extérieur (il s’agit d’un contrat de 18 milliards d’euros), mais en fait ce n’est pas du tout ça qui va se passer.

On a appris donc que seuls les 18 premiers Rafale seront construits en France, les 108 suivants seront assemblés en Inde par Hindustan Aeronautics, champion de l’aéronautique indienne que New Delhi a choisi comme maître d’œuvre.

Alors voilà ce qui se passer. On va remporter ce contrat vu qu’on donne tous nos plans. On fera travailler 3 mois de plus nos ouvriers avant qu’ils «ne bénéficient d’un plan de sauvegarde de leurs emplois», puis les Indiens pourront inonder le marché mondial en rafale de Rafale made in India. Fin de l’histoire.

Au fait, il fait quoi Arnaud Montebourg ces derniers temps ? Vous savez, c’est le ministre du Redressement productif. Quelle vaste fumisterie tout cela quand on voit simplement ce qu’il se passe…  (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

<<<LISEZ L’INTEGRALITE DU CONTRARIEN  MATIN  >>> 

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Les nouvelles règlementations bancaires nous mèneront-elles vers une frénésie d’achat d’or ?

Mardi, janvier 8th, 2013

Si de nouvelles réglementations bancaires internationales venaient à être établies, une conséquente augmentation de la demande d’or serait à envisager, selon l’investisseur milliardaire Eric Sprott.

Dans un article paru sur le site internet de Sprott Asset Management, intitulé : L’Or : Solution à la Crise Bancaire, Sprott et son collègue David Baker ont évoqué le potentiel des banques à augmenter de manière très significative leurs avoirs en or sous le projet du nom Bale III.

‘Le Comité de Bâle chargé du Controle Bancaire est une entité unique et quelque peu mystérieuse qui émet les directives bancaires pour les institutions financières les plus importantes au monde’, indique Sprott. ‘Depuis le début de la crise financière voilà 4 ans, le Comité de Bâle a travaillé ardemment sur de nouvelles réglementations internationales visant à réduire les risques d’une autre débacle financière à grande échelle. Le dernier ‘cadre’ du Comité est désigné en tant que ‘Bâle III’ et impose des règles plus rigides en matière de capital. Ceci a pour objectif de contraindre toutes les banques à multiplier les fonds propres qu’elles détiennent de 2% à 7% afin d’éviter à l’avenir tous plans de sauvetages imputables aux contribuables’.

Sprott va plus loin dans sa réflexion en indiquant les implications que ceci aurait sur le métal jaune.  ‘Si le Comité de Bâle décidait d’accorder à l’or un profil de liquidité favorable suivant les réglements proposés dans l’Accord de Bâle III, ceci permettrait à l’or de faire concurrence à la trésorerie et aux obligations d’état à titre d’actif sur les bilans des banques et donner l’opportunité à ces dernières de disposer d’un actif qui a inéluctablement une chance de se valoriser. Certes,  les obligations du trésor américain ne dégagent que très peu de rendement voire aucun. Si les banques pouvaient choisir entre la trésorerie, les obligations d’état ou l’or et, ce, pour répondre aux exigences de liquidités dans l’accord de Bâle III, pourquoi ne choisiraient-elles pas l’or ?

D’un point de vue purement de coût d’opportunité, il est bien plus logique qu’une banque améliore la liquidité de son bilan en y ajoutant de l’or qu’en y apportant davantage d’éléments de trésorerie ou d’obligations d’état … enfin,  si les banques ont la liberté de pouvoir choisir.

‘Si toutes les banques achetaient de l’or comme les banques non-occidentales l’ont fait, il est certain que toutes en tireraient profit tout en améliorant simultanément leurs ratios de liquidité, ajoute la société Sprott. ‘En agissant toutes ainsi, l’or pourrait sauver le système bancaire. (Fort peu probable … juste en pensée)’.

Sprott ajoute que ‘si les banques mondiales souhaitent réellement améliorer la diversification de leurs bilans et leurs profils de liquidité, elles devront alors intégrer l’or dans leur programme. Il est ridicule de s’attendre à ce que le système bancaire mondial se rétablisse grâce à une abondante participation aux titres d’état’.

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La fièvre de l’or sévit en l’Amérique Latine

Mercredi, janvier 2nd, 2013

De nombreuses banques centrales à travers le monde ont reconstitué leurs réserves depuis ces derniers mois, mais les pays de l’Amérique Latine étaient jusqu’à maintenant plutôt discrets. Il semblerait que la fièvre de l’or ait commencé à sévir …

Le Mexique, en tête de liste a acquis près de 100 tonnes en deux mois l’année dernière. Puis le Brésil a augmenté ses réserves pour la deuxième fois en un mois, atteignant son plus haut record en 11 ans, selon le Fonds Monétaire International. Le Brésil, la plus grande économie de l’Amérique Latine, ne semble pas vouloir s’en arrêter là car, à ce jour ,l’or ne représente seulement que 0.8% de ses réserves.

D’autres nations comme la Colombie, le Mexique, l’Argentine et le Paraguay ont récemment augmenté leurs réserves. Et ce ne serait que le début.

Selon le Financial Times, une vague d’achat sévit sur les banques centrales de l’Amérique Latine. Cette dernière est susceptible d’avoir moins d’impact sur le marché comparé à ce qui s’était passé similairement en Asie.  Ceci s’explique du fait que la plupart des réserves mondiales sont détenues par les pays asiatiques.

Par rapport aux récents achats d’or effectués par l’Amérique Latine, la moyenne annuelle serait de 500 tonnes d’or, ce qui équivaut à la consommation en joaillerie de l’Europe et de l’Amérique du Nord réunies !

Les perspectives pour la région ne sont pas claires puisque les économies régionales les plus importantes demeurent prudentes. Le Pérou, par exemple, troisième pays à détenir les réserves internationales les plus importantes en Amérique Latine avec 61 milliards de dollars, n’a pas acheté d’or depuis 2001. Le Chili dont les réserves sont estimées à 40 milliards de dollars détient moins d’une tonne du précieux métal jaune.

Les banques centrales qui achètent de l’or sont devenues un pilier du marché de l’or de nos jours. Voilà quelques années, ces institutions financières n’étaient autre que des vendeurs d’or en vertu d’un accord inter-bancaire de longue date. Mais dernièrement, elles font partie intégrante des plus grands acheteurs principalement en raison de l’affaiblissement des devises et au risque potentiel d’accélérer l’inflation.

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Les fonds de pension japonais se tournent de plus en plus vers l’or …

Dimanche, décembre 30th, 2012

Pour la première fois, les fonds de pensions japonais investissent dans l’or afin de se prémunir des effets de la crise économique.

Selon le Wall Street Journal, un certain nombre de fonds de pension au Japon ont décidé d’investir dans le métal jaune ainsi que d’autres actifs physiques. Cela ne s’était jamais vu auparavant et permet de constater à quel point tant les gestionnaires de ces fonds de pension que les japonnais eux-mêmes sont préoccupés de l’avenir. Les fonds de pensions japonais investissent essentiellement dans les bonds et obligations mais ces derniers n’ont pas eu de rendements très performants.

Par ailleurs, les rendements obligataires enregistrent des niveaux les plus bas que l’histoire ait connu alors que les stocks ont soit plongé durant les périodes de crise ou tout simplement stagné. Le fonds d’investissements de pension du gouvernement japonais est l’exemple le plus probant, perdant 7.6% durant l’exercice 2008 en raison du GFC et 0.3% en 2010 quand les marchés ont été fort perturbés par les effets de la dette de la zone euro.

Okayama Metal and Machinery Pension est le premier fonds d’investissement à avoir acheté de l’or en mars de cette année 2012.

Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation a déclaré avoir obtenu plus de deux milliards de yens de deux fonds de pensions afin de les investir dans un fonds d’or créé en mars 2012.

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Fiables ou pas fiables ? Les chiffres annoncés sur les réserves d’or de la Chine ainsi que celles de tout autre pays …

Vendredi, décembre 14th, 2012

La Chine continue d’accroître sa production annuelle d’or, mais devrions-nous vraiment croire ses statistiques concernant l’offre et la demande d’or plus que tout autre gouvernement et /ou institution ?

Selon une dépêche de Reuters, le Ministère de l’Economie et de l’Industrie chinois a publié un rapport informant que la production d’or du pays allait continuer d’augmenter durant les trois prochaines années pour atteindre entre 420 et 450 tonnes à l’année, maintenant aisément sa position du plus grand producteur d’or au monde. Ce rapport prévoit aussi une consommation annuelle de quelques 1000 tonnes d’ici là.

Mais dans quelle mesure, ces données sont-elles fiables, tout particulièrement en terme de consommation ? La Chine peut ou peut ne pas être le plus grand producteur d’or au monde cette année. La Chine et l’Inde rivalisent pour la première place. Le gouvernement indien veille sur la demande des importations d’or physique comme un moyen de contribuer à réduire son déficit commercial annuel tandis que la Chine semble consommer davantage chaque année. Si la Chine ne devient pas le plus grand consommateur d’or au monde, elle n’est pas loin de le devenir.

L’enigme réside, en tout pemier lieu,  dans la fiabilité des chiffres : à savoir combien de la demande d’or de Chine provient du secteur public et, le cas échéant, dans quelle mesure cela est-il destiné aux réserves d’or officielle, même si ceci n’est pas déclaré. La Chine est bien connue pour ne pas tenir de registre de ses avoirs officiels en or jusqu’à ce qu’un jour cela soit nécessaire. Maintenant, cela est le cas mais quelle certitude pouvons-nous avoir des chiffres que la Chine avance ?

En deuxième lieu, quelle certitude avons-nous des chiffres quant aux importations d’or ? Hong-Kong est censé reporter avec précision la quantité d’or qui circule sur toute ou partie de son territoire, mais existe-il d’autres routes ? et si oui, dans quelle proportion par ces autres biais ? Quelle quantité d’or est-il produit à partir de la fonte, du raffinage de minerais étrangers. Est-ce reflété dans la production annuelle chinoise ou est-ce tout simplement un autre cas d‘importations non déclarées ?

Comme la plupart des statistiques du secteur de l’or qui sont publiés, non seulement de Chine mais aussi de l’Occident, combien de ces données sont-elles exploitées à des fins purement politiques ? Les gouvernements et les banques centrales sont bien réputées pour manipuler ces données, alors pourquoi pas les statistiques liées au secteur de l’or ? Après tout, l’or est un facteur déterminant aux vraies valeurs monétaires. Les gouvernements se plaisent à présenter ce genre de données sous le meilleur jour possible.

Personne ne croit réellement aux statistiques liées à l’inflation officielle et au coût de la vie communiquées par les gouvernements, Ces derniers aiment manipuler ces statistiques pour répondre à leurs propres objectifs politiques.

La population en général commence à remettre en question les chiffres communiqués par le gouvernement et la banque centrale à un degré jamais vu dans le passé comme en témoigne la pression exercée sur la banque centrale allemande pour faire auditer ses réserves d’or détenues dans des coffres localisés dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis et le Royaume-Uni. Cette même pression qui s’exerce dans d’autres nations européennes démocratiques. En effet, les récents scandales dans le secteur financier jette davantage le doute sur la véracité des informations présentées par le gouvernement et les banques, jusqu’alors acceptées par le grand public.

Une récente enquête menée par Which Magazine au Royaume-Uni a dévoilé qu’une des plus célèbres institutions financières située dans une rue réputée et grande banque du secteur, se trouvait être l’entité la moins fiable du pays. Il n’y a pas si longtemps, votre conseiller bancaire aurait été la personne la plus fiable, droite dans votre ville en terme de confiance. Maintenant le métier de banquier demeure l’une des professions les moins respectées.

Le fait que l’or de l’Allemagne et de toutes les autres nations soit gardé à New-York ou au Royaume-Uni est peut-être vrai mais comment le croire ? Le fait est que tout le monde se pose la question et cela signifie que nous avons perdu toute confiance dans les institutions financières toutes confondues. PIie, c’est une perte de confiance dans les gouvernements et les politiciens qui sont considérés depuis bien longtemps comme des opportunistes juste bons à profiter du système pour s’y faire un petit nid  douillet.

Les chiffres annoncés par la Chine ne sont pas fiables malgré que ce soit le pays qui depuis des année déclare détenir telle quantité de réserves d’or. Discrètement, la Chine a probablement racheté de l’or par ailleurs qu’elle détient sur d’autres comptes. Maintenant, nous en faisons état comme étant une partie des chiffres officiels des réserves – comme en 2009.

Ceci est très certainement une vue éclatée plus honnête que les faits énoncés par les gouvernements de beaucoup de démocraties occidentales, réputées pour manipuler et brasser les données dans le passé sans vouloir l’admettre qu’ils ont toujours agi de la sorte.

La production d’or de la Chine oscillera autour des 390 tonnes cette année, soit 10% de plus qu’en 2011. Cependant, certains ont spéculé que la production entière provenant des mines vont dans les caisses de l’état chinois alors que les importations sont utilisées pour satisfaire la demande des consommateurs en général. Si tel est le cas, les réserves de la Chine devraient augmenter d’environ 2000 tonnes d’ici la fin de cette année et pourrait atteindre les 3000 tonnes en 2015. La Chine pourra rivaliser avec l’Allemagne comme étant le deuxième plus grand détenteur d’or au monde après les Etats-Unis. Mais dans le cas de la Chine, l’or ne représenterait qu’une toute petite fraction  d’environ 5% de toutes les autres réserves en ‘devises’ tandis que les réserves d’or des USA, l’Allemagne, l’Italie et la France dénotent un pourcentage supérieur à 70% de leurs réserves.

Cela prouve sous bien des formes que la Chine cherche indéniablement à adosser le yuan à l’or. La Chine pourrait bien devenir le plus grand accumulateur d’or en ‘réserves’ d’ici une dizaine d’années et l’utiliserait comme un levier pour consolider sa position de force dans le commerce mondial.

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Les Japonnais prêts à investir dans l’or

Jeudi, décembre 13th, 2012

Selon l’investisseur Caesar Bryan, petits et gros investisseurs s’apprêtent à acheter de l’or à grande échelle au moment où les politiciens du pays souhaitent affaiblir la devise.

Le leader de l’opposition Abe a déclaré qu’une fois élu, il pousserait la Banque du Japon à affaiblir le yen afin d’alléger les difficultés économiques dont souffre le pays.

Bryan s’attend à ce que Abe soit élu premier ministre aux prochaines élections et ceci aurait une influence importante sur le yen. En contrepartie, cela se manifesterait par une forte demande de l’or et de stocks pour le peuple japonais.

Les Japonais sont sur le point d’arriver à un accord pour affaiblir le yen. Jusqu’à maintenant, ces derniers s’étaient montrés plutôt discrets au sujet de l’or mais les événements vont prendre une toute autre tournure. Si nous regardons le prix de l’or en yen, celui-ci a à nouveau grimpé depuis le mois de février. Ainsi, l’or a fait un beau parcours alors que le yen s’était affaibli.

 

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Le FMI devrait passer à l’or annonce la Turquie

Lundi, décembre 10th, 2012

Le premier ministre turc annonce que le FMI ferait beaucoup mieux d’utiliser l’or plutôt que le dollar depuis que le lingot est une ‘constante internationale’ et qui a ‘maintenu son honneur au travers l’histoire’.

Le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, qui émit ses commentaires pendant un voyage en Indonésie, avance le fait, qu’en réalité, les prescriptions du FMI peuvent être nuisibles lorsque, fixant les conditions d’aide à un pays, ils décident de la lui fournir en dollars américains.

Le FMI étend son aide sous les conditions basiques de qui, quoi, où et comment. Par exemple, si le FMI est sous l’influence d’une quelconque devise, vont-ils alors diriger le monde en se basant sur les ratios d’échanges monétaires de cette devise particulière  ? remarqua Recep Tayyip Erdoğan dans une interview de Sabah.

‘Pourquoi ne passerions-nous pas sur une unité monétaire telle que l’or  ? Qui est aux dernières nouvelles une constante internationale en plus d’un indice qui a su maintenir son honneur tout au long de l’histoire. Il faut s’y pencher. ‘

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Qu’est-ce que le COMEX ?

Mercredi, novembre 28th, 2012

Le Commodity Exchange, Inc. connu sous le nom de ‘COMEX’ est le principal marché boursier au monde pour tous contrats à terme liés aux métaux tels que l’or, l’argent, le cuivre et l’aluminium. Le COMEX fut fondé en 1933 et durant les 40 premières années, ses négotiations se concentrèrent dans le négoce du cuivre, l’argent et l’aluminium.

Le 31 Décembre 1974, après la levée de l’interdiction sur la possession d’or à titre particulier qui sévit de 1934 à 1974 aux Etats-Unis, le COMEX lança son premier contrat à terme sur l’or pour implémenter postérieurement en 1982 les lots sur ces mêmes contrats à termes liés à l’or. Le Commodity Exchange Inc. (COMEX) et le New York Mercantile Exchange (NYMEX) s’unirent pour ne former qu’une seule entité le 3 Août 1994.

La division du NYMEX commercialise les matières premières tels que le pétrole, le gaz, le paladium et la platine. La division du COMEX se charge de la négociation des contrats à terme liés à l’or, l’argent, le cuivre et l’aluminium.

La fusion entre le Commodity Exchange Inc. et le New York Mercantile Exchange donna lieu au plus grand marché à termes dans le monde. Ces deux plateformes boursières exercent leurs activités depuis deux étages du World Financial Center au centre de Manhattan.

Le volume de négociation du COMEX est supérieur à l’ensemble de tous les marchés à termes du monde et cette bourse attire les investisseurs venant d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie ce qui prédispose le COMEX à une liquidité immédiate. Le Groupe CME (Chicago Exchange Mercantile) qui est la plateforme boursière des dérivés la plus grande et la plus diversifiée au monde est actuellement la propriétaire du NYMEX et du COMEX. Le COMEX offre le commerce de contrats à terme liés à l’or (de 100 onces) et à l’argent (de 5000 onces troy).

Horaires du COMEX

L’horaire de négociation du COMEX a  changé progressivement pour ouvrir plus tôt afin de s’adapter aux horaires des clients étrangers, principalement asiatiques. L’horaire de transactions des contrats à terme est de 8:20 du matin à 14:30, heure de New-York.

Dans les négociations ‘after-hours’ de contrats à termes, le système de commerce électronique, NYMEX ACCESS SM,  est également disponible,. Il commence des 4 heures du lundi au jeudi et clôture à 7 heures du matin du jour suivant. Le dimanche, la session électronique commence à 7h, heure de New-York.

- Les contrats à terme liés à l’or du COMEX furent lancés le 31 décembre 1974.

  • Les contrats à terme liés à l’or du COMEX sont basés sur 100 onces d’or.

- Les prix sont exprimés en multiples de dix cents par once, soit 10 $ par contrat.

- Les contrats à termes du COMEX sont énoncés dans le mois en-cours puis tous les 2 mois en commençant en février, avril, juin, aout octobre et décembre sur une période de 23 mois.

  • Les contrats de juin et décembre sont énoncés sur une période allant sur 60 mois afin d’offrir les meilleurs opportunités commerciales pour les hedge-funds et les spéculateurs.
  • Le dernier jour de négociation pour un contrat à terme lié à l’or est l’avant dernier jour ouvré du mois de livraison.
  • La livraison s’effectue par le biais de certificats de dépôts . Ces derniers sont nominatifs et émis par les entités dépositaires à New-York.
  • L’or livré se présente sous forme de lingots de 100 onces ou 3 lingots d’un kilo frappés par une raffinerie homologuée (pureté de 995).
  • Le volume de négociation au COMEX oscille entre 8 et neuf millions de contrats à l’année.

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« La journée des toilettes ! » Le Contrarien Matin du 20 novembre 2012

Mardi, novembre 20th, 2012

Le Contrarien Matin du 20 novembre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens,

Mes chers « zamis », quelle ne fut pas ma surprise ce matin en écoutant la TSF, … pardon la radio. Étant un STV, comprenez un sans télévision, j’écoute les informations à la radio, ce qui évite les images horribles et traumatisantes. Bon, je reconnais que pour les images je regarde Internet… personne n’est pas parfait.

Bref, ce matin j’entends à la radio que c’est une journée mondiale. Vous avez dû remarquer que tous les jours c’est la journée mondiale de quelque chose. Aujourd’hui, c’est la journée mondiale et internationale des toilettes… des chiottes, des gogues, des pissotières, latrines, urinoirs, des WC, comme vous le voudrez, du plus classe au plus salace.

Oui, tenez-vous bien, dans un monde de chaos et KO, nous devons fêter dignement les toilettes. Mon premier réflexe a été de dire que c’était une blague, un poisson d’avril, que ça ne pouvait pas être sérieux. Je savais que nous étions tombés bien bas, mais à ce point-là, je ne m’y attendais pas.

Eh bien si, c’est officiel : aujourd’hui c’est bien la journée mondiale des toilettes. Alors j’ai un peu fouillé et recherché. Le monde économique du WC est passionnant. Il y a des enjeux économiques, des enjeux sociétaux et bien sûr des enjeux sanitaires. Non, les WC c’est essentiel. D’ailleurs, il y a les sans domicile fixe (qui n’ont pas de toilettes par définition) et les sans toilettes, qui peuvent néanmoins avoir un domicile fixe, ne cherchez pas à comprendre, c’est complexe cette affaire-là !

Dis-moi comment sont tes toilettes et je te dirai quel est ton niveau de vie. On pourrait même avoir un indice de développement des WC. Après tout, il n’y a plus de croissance du PIB, quitte à trouver autre chose, on n’en est plus à une absurdité près.

La journée mondiale des chiottes !

Alors que nous dit le communiqué officiel sur la journée mondiale des toilettes. C’est important que vous soyez bien informés sur des sujets aussi importants pour nos sociétés modernes. C’est un sujet que vous ne pouvez pas ne pas connaître.

« La « World Toilet Day » est célébrée chaque année le 19 novembre… mais pourquoi une journée mondiale consacrée aux toilettes ? » Voilà une excellente question que, je dois vous l’avouer, je ne me suis jamais posé.

« Cette journée existe depuis 2001 et il y a même une organisation mondiale des toilettes  qui s’en occupe ! », vous vous rendez compte depuis 2001 !! Soit onze ans. Et je suis passé à côté de cette journée mondiale de toute première importance. Je m’en veux encore.

« Saviez-vous qu’il y a sur notre terre 2,4 milliards d’individus qui vivent encore aujourd’hui sans toilettes. C’est peu de dire qu’il y a urgence… » C’est sûr… D’un autre côté, ceux qui meurent de faim n’ont plus besoin d’aller au petit coin… alors franchement est-ce une priorité quand des centaines de millions de femmes, d’hommes et d’enfants meurent de faim… Je sais qu’il faut avoir des combats dans la vie, mais quand même…

« Plus sérieusement, l’objectif de cette journée est de sensibiliser le grand public sur les questions d’hygiène à l’échelle planétaire.

Selon la directrice générale de l’OMS, l’absence de toilettes au domicile de nombreuses familles a un impact important sur la santé et sur le développement. Des toilettes à domicile épargnent à la famille des maladies et du temps perdu tout au long de la journée de travail ou même à l’école.

A l’occasion de la journée mondiale 2012, l’Organisation Mondiale des Toilettes demande à chaque individu, dans son pays, de militer pour obtenir une égalité d’accès aux toilettes pour les femmes et des aménagements spéciaux pour les handicapés.

Dépêchons-nous, cela presse. »

Et voilà pour la fin du communiqué qui nous incite à militer pour « obtenir une égalité d’accès aux toilettes pour les femmes et des aménagements spéciaux pour les handicapés ». Alors je compte sur chacun d’entre vous mes contrariens pour vous mobiliser et interpeller vos députés sur l’égalité de tous envers les chiottes, et non, vous ne devez pas dire à vos députés d’aller aux chiottes vu le bon travail qu’ils font depuis 40 ans…

Si certains d’entre vous ont d’autres idées de mobilisation du type lutter contre la financiarisation de l’économie, la séparation des activités bancaires à risques et des activités de dépôts, ou encore, je ne sais pas, donner de l’argent aux Restos du Cœur parce que chez nous des gens vont avoir faim cet hiver… Ne perdez pas de temps avec des sujets secondaires.

La journée des toilettes c’est tellement plus important…

Et puis regardez nos amis japonais, ils sont très compétitifs eux. Ils investissent dans le marché de la toilette haute technologie. C’est même les leaders incontestés et incontestables du monde impitoyable des WC. Si si… Et nous, que faisons-nous ? … RIEN.

Que fait Arnaud Montebourg… RIEN. Bon d’un autre côté, le pauvre, il n’a pas le moral. Il vient de se faire plaquer par sa copine qui a eu la délicate attention de l’annoncer à tout le monde par un SMS. Alors vous savez, le redressement productif via la filière de production de chiottes, ça peut attendre encore un peu… De toute façon, ça fait 30 ans que l’on perd de l’industrie… alors…

Mais lisez plutôt cela. C’est un article de Boursorama, consacré au géant des toilettes high-tech.

Les toilettes chauffantes nippones à la conquête du monde

« Il a conquis le Japon avec ses toilettes chauffantes et nettoyantes. Toto, le numéro un nippon des sanitaires, s’attaque désormais au monde, mais la route risque d’être semée d’embûches culturelles.

En une trentaine d’années, Toto a mené une véritable révolution au Japon en imposant dans le paysage son modèle high-tech « Washlet » : des toilettes au siège chauffant avec un petit jet d’eau chaude dirigé là où il faut et contrôlé par un micro-ordinateur.

« Au départ on avait parié que les Japonais, qui sont obsédés par la propreté, allaient adorer le concept de Washlet », explique Atsuko Kuno, une porte-parole de la compagnie. Bingo !

Il a fallu tout de même une décennie pour que les deux tiers des toilettes du pays soient chauffantes et à jet d’eau directionnel. Mais le fabricant a eu une idée de génie avec une pub un peu « provoc », comme celles à une époque de Benetton : on y voyait une jeune starlette très connue essayer d’enlever une tache de peinture noire sur la main avec du papier. « Eh bien c’est pareil avec votre derrière ! » »

Hahaha, quel humour nos amis japonais. Je comprends que grâce à cette réclame, tout l’archipel se soit rué sur ces WC au-delà du réel…

Mais ce n’est pas tout !! Et là je vous laisse entrevoir le potentiel de développement économique dans notre Europe mal en point que pourraient nous procurer des WC modernes. Voilà une innovation majeure. Le jet directionnel pour arrière-train, piloté par ordinateur… et avec option webcam, et lien direct avec votre page Facebook pour tenir informé vos copains. Je sais, je sais, je suis vieux jeu.

« L’ »empereur des toilettes » en a vendu 30 millions depuis 1980. Hôtels, restaurants, bureaux et environ 70 % des foyers ont adopté ces toilettes au look « spatial ».

Et l’inventivité n’a pas de limites : ces toilettes couvrent les bruits jugés indélicats par de la musique ou celui d’une chasse d’eau, elles peuvent également vous sécher les fesses à l’air chaud. Elles peuvent même sur certains modèles soulever d’elles-mêmes le couvercle quand vous entrez.

L’aventure est en revanche plus compliquée hors de l’archipel, notamment aux États-unis. « A cause d’un tabou culturel : on ne parle pas des toilettes », dit Hiromichi Tabata, directeur de la division internationale chez Toto. »

J’adore cet article… Monsieur Tabata de chez Toto. Bon d’accord, c’est de l’humour de potache mais tout de même. 30 millions d’unités vendues… Houaa, ça c’est du redressement productif. Il faut convertir les hauts fourneaux de Florange en fabricant de WC.

« Bien que beaucoup de célébrités disent adorer le Washlet quand ils sont au Japon, c’est sans lendemain, particulièrement aux USA », explique M. Tabata à l’AFP.

Même l’ « effet Madonna » n’avait pas suffi : en 2005, pour son retour au Japon après 12 ans d’absence, elle avait eu cette phrase « historique » : « Les toilettes à siège chauffant m’ont manqué. »

C’est sûr, ça c’est une phrase historique, un peu comme du « haut de ces pyramides 40 siècles vous contemplent » ou encore « un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité ».

C’est important d’avoir le sens de l’histoire, ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre. Bon, le problème c’est que Toto recherche des relais de croissance comme on dit en économie d’entreprise.

« Aujourd’hui, l’international ne représente que 14 % du chiffre d’affaire de Toto, qui opère dans quinze pays.

Et comme le groupe a inondé presque jusqu’à saturation tout l’archipel de ses Washlet et autres installations sanitaires, il ne peut plus compter que sur les marchés étrangers.

Cela fait 15 ans que Toto travaille au corps le marché américain, il y vend assez bien ses cuvettes de toilettes, mais rien à faire : le Washlet ne perce pas.

« C’est parce que les Américains n’aiment pas parler de « ça » que le bouche à oreille ne marche pas ici, même s’ils admettent que le produit est excellent », affirme encore Hiromichi Tabata.

L’Asie du sud-est est plus réceptive car les gens « y ont des cultures similaires à celle du Japon », dit-il.

L’Europe, selon lui, serait elle aussi plus ouverte au concept, notamment depuis que la société suisse Geberit a lancé un produit similaire.

M. Tabata se dit en tout cas « absolument certain de la supériorité » des produits Toto, notamment par rapport à ceux fabriqués en Corée du sud et en Chine.

Toto pouvait craindre dernièrement que ses bonnes affaires en Chine ne souffrent d’un contentieux territorial entre Pékin et Tokyo, mais il n’en a rien été : « Beaucoup de Chinois ne savent pas que Toto est une marque japonaise », sourit-il.

Pour tenter de vendre son Washlet sur de nouveaux marchés, notamment au Brésil ou en Inde, Toto avance avec un cheval de Troie : il propose d’abord ses cuvettes classiques pour établir la marque et seulement après son produit phare, en l’adaptant toutefois : pas de siège chauffant ni de jet tiède pour les pays subtropicaux comme l’Indonésie ou l’Inde, où le groupe vient de construire sa première usine. Une autre doit démarrer en février en Thaïlande.

L’empereur des toilettes voit grand. À moyen terme, il compte plus que doubler son chiffre d’affaires à l’export : de 62,6 milliards de yen (607 millions d’euros, 771 millions de dollars) à 150 milliards de yen en 2017.

Fabricant de toilettes mais aussi de sanitaires et salles de bains, et de matériaux de plomberie, Toto affichait en mars dernier un bénéfice net de 9,2 mds yen (89 M Eur) en hausse de 82 % ! Et un chiffre d’affaire global de 452 mds yen (4,3 milliards d’euros, + 4,4 %). »

Vous vous rendez compte tous les sous que l’on pourrait gagner en vendant des nouvelles cuvettes de toilettes ? Franchement, pourquoi se priver. C’est ça l’innovation. Et le patriotisme économique pourrait donner le slogan suivant : « Achetez des WC français. » (Et en plus ça rime.)

C’est vrai qu’il y a peut-être plus urgent, mais en cette journée mondiale des toilettes, je ne pouvais pas ne pas disserter longuement sur un sujet aussi stupide. Et encore, j’aurais pu en écrire plus.

Disons que lorsque l’on en arrive à ce type de confusion, entre sujets importants et sujets essentiels, lorsque l’on confond le sens de l’histoire avec les phrases historiques de Madonna, il ne faut plus s’étonner de la pauvreté du débat et des idées dans notre pays comme dans bien d’autres, puisque je vous le rappelle, nous célébrons aujourd’hui la « journée mondiale des toilettes ».

Au fait, quand un WC automatique à jet d’eau directionnel piloté par ordinateur tombe en panne, vous ne pouvez même plus tirer la chasse d’eau en manuel… ben oui… il n’y a plus de « tirette » ou de bouton poussoir, c’est has been.

Des fois, être vieux jeu a du bon. (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 20 novembre 2012

 

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La Chine adossera le Yuan (元) à l’or

Mardi, novembre 20th, 2012

Selon Leeb: La Chine adossera le Yuan (元) à l’or

Le fameux économiste Stephen Leeb se montre plutôt optimiste quant au marché de l’or sur le long terme grâce à la demande grandissante du Moyen-Orient, et d’après lui, la Chine prévoie bientôt d’adosser sa devise nationale : le Yuan (元) à l’or. À l’antenne de King World News, Leeb recommande aux investisseurs d’augmenter leurs actions axées sur l’or durant n’importe quelle future baisse tant que les perspectives du précieux métal seront soutenues/renforcées par la demande chinoise. D’après les récentes informations de M. Leeb indiquant que la Chine allait « d’année en année, tripler de manière stupéfiante leurs achats d’or », ce dernier y voit là un effort concerté de la part de la Chine pour acquérir « quelque chose de tangible avec lequel ils pourront commercer les produits ». Leeb pointe du doigt l’insuffisance de l’infrastructure existante chinoise malgré l’énorme amas de capital du pays dépensé durant la dernière décennie. Certains croient même que cela aurait mené au surprenant déséquilibre du PIB national’. Le renommé gourou de l’investissement affirme en outre que la Chine prévoit de faire revivre l’étalon or : La Chine veut de l’or pour qu’elle puisse ainsi poursuivre ses projets. Ils veulent que leur monnaie soit adossée à l’or et ils continueront d’en acheter. Ainsi, l’or peut fléchir, mais si c’est le cas, les gens devraient l’acheter. Une fois que l’or aura dépassé le très important seuil des 1,800$, vous n’aurez pas la moindre chance de rentrer sur le marché. Il ne vous en donnera pas l’opportunité. M. Leeb reste aussi optimiste quant à l’argent, affirmant que c’est le seul investissement rivalisant avec celui de l’or à l’heure actuelle, et qu’il projette une hausse des prix entre 150$ et 200$.

Tags: Asie, Chine, étalon or, yuan
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« C’est la lutte fiscale »… Le Contrarien Matin du 13 novembre 2012

Mardi, novembre 13th, 2012

Le Contrarien Matin du 13 novembre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens,

Lorsque l’on n’a plus d’idée, ce qui arrive fréquemment lorsque la situation économique est désespérée, on ressort invariablement le sujet de la fraude fiscale.

C’est donc ce que nous a fait notre ministre Monsieur Cahuzac (qui me semble, soit dit en passant, quelqu’un de bien, ce qui reste somme toute un jugement de valeur subjectif je vous l’accorde, non ce que je veux dire en fait, c’est que ce n’est certainement pas le moins incompétent de nos ministres).

Donc, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a déclaré lundi à Libération vouloir améliorer le rendement des services fiscaux, moyennant un arsenal anti-fraude renforcé en vue de récupérer un milliard d’euros supplémentaire l’an prochain.

Lutter contre la fraude fiscale, tout un programme !

Une série de mesures seront présentées mercredi en Conseil des ministres, destinées à renforcer l’arsenal législatif contre la fraude et l’optimisation fiscale, dans le cadre du collectif budgétaire (version corrigée du budget) de fin d’année afin de conclure l’année 2012.

Le milliard d’euros qui serait engrangé sur les 3 à 5 milliards que rapporte chaque année la lutte contre la fraude est « loin d’être négligeable », a déclaré M. Cahuzac au quotidien. C’est « une estimation basse [qui] permettra d’augmenter jusqu’à 20 % le rendement des services fiscaux », a-t-il ajouté.

Bon, ce milliard avait déjà été quantifié dans les économies budgétaires prévues par le projet de budget 2013 présenté fin septembre par le gouvernement, a précisé Bercy à l’AFP, donc de ce côté-là, il n’y a rien à attendre, et cela ne viendra pas alléger la note de Dexia par exemple.

La loi visera notamment les particuliers qui refusent de dévoiler l’origine de sommes non déclarées, placées à l’étranger, a-t-on appris de même source, confirmant l’information de Libération. Elles seront taxées à 60 %, c’est-à-dire au même taux qu’une transaction hors transmission dans le cercle familial.

La loi renforcera en outre « l’obligation de justifier les encaissements sur ses comptes », à partir d’un montant de 200 000 euros par an.

« Ces mesures n’ont rien à voir avec une quelconque inquisition fiscale, il s’agit seulement d’un minimum de transparence de bon aloi », a déclaré M. Cahuzac à Libération.

Il vous sera donc impossible d’échapper aux griffes de Bercy, cependant cela on le savait déjà, et globalement l’efficacité marginale de ce genre d’action reste bien faible mais permet à moindre frais de montrer que l’on travaille dur…

Donc, comme dirait notre humoriste Canteloup, c’était l’information la moins importante du jour bien qu’elle fasse quelques gros titres.

L’information la plus importante, c’est plutôt l’économie nipponne qui patine et pédale dans la choucroute, puisqu’elle vient de retomber en récession, pardon en croissance inversée.

Le Japon en croissance négative…

Je me souviens encore des économistes grandiloquents nous expliquant que vraiment le tsunami c’était génial et extraordinaire – ce n’était pas dit tout à fait comme ça mais cela signifiait bien la même chose –, parce qu’il allait falloir reconstruire le Japon. Et ça, franchement, c’était une super nouvelle pour l’économie de l’archipel qui allait pouvoir sortir de sa déflation de 30 ans.

Eh bien rien. Figurez-vous en plus de Fukushima (dont on ne parle pas, donc il n’y a pas de problème), qui a irradié la moitié de l’île et dont la situation peut se dégrader à tout instant, que le produit intérieur brut de l’archipel nippon a régressé de près d’1 % (0,9 pour être précis) par rapport aux 3 mois qui précèdent.

C’est une fameuse contraction. En rythme annualisé, cela fait moins 3,5 %. Alors une récession de 3,5 %, c’est juste énorme.

Ce qui explique ce mauvais score, c’est avant tout la chute des exportations qui ont reculé de 5 % durant les mois de juillet à septembre. Pourquoi ? Parce que les grands clients de l’industrie japonaise sont eux-mêmes en mauvaise posture.

Il y a d’abord l’Europe, qui souffre de ses programmes d’austérité et qui achète beaucoup moins de biens d’équipements.

Il y a aussi la Chine qui importe moins de voitures et de composants électroniques, en partie parce qu’elle ralentit elle aussi, mais surtout parce que le conflit territorial sur les îles Senkaku pousse les Chinois à boycotter les produits made in Japan, un conflit diplomatique qui intervient au plus mauvais moment puisque, dans le même temps, la relance américaine est insuffisante pour compenser le manque de commandes chez les autres partenaires commerciaux !

Le ralentissement économique est contagieux et la crise européenne ne passe pas inaperçue

Et c’est bien ce qui fait dire aux autorités internationales comme le FMI de mettre la pédale douce sur l’austérité. Car si on met tout le monde au régime, c’est l’économie mondiale qui maigrit. Et les médecines localisées ne suffisent plus à soigner le malade. Les autorités japonaises avaient, par exemple, pris des mesures de relance après le tsunami de l’an dernier, mais elles ont fait long feu, elles n’ont pas suffi à redynamiser la consommation intérieure et les investissements des entreprises. Même le gouvernement japonais est aux abois, puisque désormais « il n’exclut pas une récession d’ici la fin de l’année » alors qu’ils sont en plein dedans. J’aime l’optimisme de nos dirigeants quand il s’agit de notre argent. Et quand on sait que le Japon est la 3e puissance économique mondiale, c’est un mauvais signal à ne pas sous-estimer.

Pour mémoire, le Japon est le pays industrialisé et développé le plus endetté au monde avec 250 % de dettes sur PIB plus tout le reste…

Voilà, ça c’est une information importante, sans oublier bien sûr l’Espagne et le Portugal où la colère gronde.

Le pouvoir n’appartient pas à la rue mais aux peuples

Au Portugal, après le défilé de 5 000 militaires, c’est un accueil « chaleureux » qui a été réservé à Angela Merkel par la population qui voit évidemment en elle le sauveur de l’économie portugaise. Ha Sainte Merkel vient vanter les mérites de la rigueur germanique.

Si Angela commence à se déplacer dans tous les pays où les populations râlent, elle finira par passer plus de temps en Europe qu’en Allemagne. Je soupçonne ses opposants de l’inciter à ce genre de déplacements…

En Espagne (le pays juste à côté), un mouvement populaire très fort est en train de prendre de l’ampleur pour rejeter les expulsions massives.

Les mauvais payeurs sont de plus en plus nombreux. Des centaines de milliers de familles frappées par le chômage ne peuvent plus faire face aux remboursements de crédit bancaire.

Faut-il les expulser quand même ?

Disons que la situation américaine nous a simplement démontré que lorsque tout le monde est au chômage, expulser les mauvais payeurs ne fait que mettre des gens à la rue et baisser le prix des maisons qui ne trouvent tout simplement plus d’acheteur. À l’arrivée, je trouve le résultat stupide puisque c’est une stratégie perdante/perdante !! La famille perd son logement, la banque ne retrouve pas son argent et doit passer des dépréciations d’actifs qui nécessitent un renforcement de son capital… par les États !!

Ne me dites pas que l’on ne peut pas faire autrement. Il vaut mieux soutenir les banques en leur permettant de maintenir les gens sous un toit.

Mais c’est sans doute trop demander à des gouvernements qui n’ont plus de démocratique que le nom, lorsque l’on voit les politiques aberrantes qui sont menées.

Un jour, les peuples se réveilleront, et il ne faut pas oublier que le pouvoir appartient aux peuples. Ils ont juste oublié cela mais ils sont en train, face aux difficultés, de le réapprendre. (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 13 novembre 2012

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La Chine pourrait faire monter le prix de l’or à tout moment

Dimanche, novembre 11th, 2012

Les réserves de devises et d’or de la Chine se sont réduites de manière très significative. Afin de reconstituer ses réserves, la Chine devra faire face à une forte demande de l’or. Dans un tel contexte, le prix de l’once d’or pourrait atteindre les 1921 dollars durant le mois de Décembre 2012.

La Chine a acheté beaucoup d’or à l’Australie selon Saxo Bank. Notre conseil est d’acheter de l’or maintenant avant que les prix n’explosent.

Selon la banque d’investissement danoise, l’Australie a vu son chiffre d’exportation d’or bondir de manière exponentielle durant les huit premiers mois de cette année, la Chine en étant essentiellement la raison, soit un chiffre de 41 milliards de dollars.

Les acheteurs chinois gardent leur précieux métal jaune dans un tel climat économique si délicat, face aux restrictions d’achats immobiliers et des marchés monétaires incertains et au moment où leur institution centrale financière augmente ses avoirs.

Selon le bureau australien des statistiques, le chiffre d’affaire des exportations   lié à l’or et à d’autres matières comme le charbon à destination de la Chine a augmenté de près de 10.7%.

Les expéditions de minerai de fer, ayant augmenté de près de 20% sur cette même période, justifient notamment l’importance des exportations d’Australie. Cependant, ce total d’une valeur de 26.9 milliards de dollars a baissé de 5% comparé à l’année dernière en raison de la chute des prix à mi-année.

Les banques centrales du Brésil et de l’Ukraine ont été les seules à acheter de l’or à titre officiel voilà quelques semaines puisque les ventes de ce métal précieux a dépassé les achats après plusieurs trimestres de demande soutenue des banques centrales des pays émergents souhaitant diversifier leurs réserves.

Il est envisageable de voir l’or atteindre le même prix record de 2011 en Décembre prochain après une brève période de consolidation oscillant les 1800 dollars l’once.

L’année 2013 pourrait voir la barre des 2000 dollars l’once dépassée afin d’atteindre un but théorique de 2075 dollars l’once. Cependant, il n’est pas envisagé que l’or descende au dessous des 1500 dollars l’once, la moyenne à ce jour étant de 1659 dollars l’once, selon les estimations de Saxo Bank.

Tags: Asie, australie, Chine, exportations or, industrie aurifère
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Les banques centrales occidentales détiennent-elles encore de l’or physique?

Samedi, novembre 10th, 2012

Tout le monde pense que les banques centrales occidentales amoncellent physiquement des quantités gigantesques de lingots d’or … Du moins c’est ce que les banques centrales occidentales aimeraient laisser croire. Les lingots d’or représentent une partie des réserves de devises étrangères qu’elles détiennent, y compris les devises Fiat habituelles comme le dollar, la livre, le yen et l’euro.

De manière commune, les gouvernements et les banques centrales des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon, de la Suisse, de la zone euro et le FMI sont censés détenir une quantité impressionnante de 23.349 tonnes d’or dans leurs réserves respectives, dépassant 1.3 milliard de dollars selon le cours de l’or à ce jour.

Toutefois, au-delà du volume estimé, la constitution massive de cet or n’est pas renseignée. Les banques centrales occidentales ne divulguent aucune information quant au lieu de stockage, sous quelle forme ou encore combien de réserves d’or sont utilisées à d’autres escients. Pourtant, les banques centrales ne diffusent pas trop d’informations à cet égard en dehors des autorités arbitraires faisant état des différents bilans financiers concernant les réserves.

Voilà une douzaine d’années, cela importait à peu de personnes de savoir ce que les banques centrales faisaient avec leur or. Le métal jaune à traversé une période de trouble pendant une vingtaine d’années et ne suscitait guère d’enthousiasme au prix de 255 dollars l’once. Cela était plutôt pratique pour les gouvernements occidentaux de prêter (ou dans le cas du Canada – de vendre directement) leurs réserves d’or afin de générer des intérêts sur les revenus de leurs sociétés de placements, ce que firent beaucoup de banques centrales  à partir de la fin des années 80 jusqu’à l’an 2000.

Les temps sont révolus et aujourd’hui il nous incombe de savoir ce que font les banques centrales de leurs réserves et où ces dernières sont détenues. Pourquoi? Tout simplement parce que les pays en question sont maintenant très largement endettés et impriment leurs devises respectives sans relâche. Il serait intéressant et rassurant surtout de savoir qu’ils disposent encore de reliques, de poussières afin de “soutenir” tout cet argent papier fraîchement imprimé en cas de défaillance.

Cela vous intéresserait fort probablement de savoir que ce sont les ventes d’or des banques centrales qui étaient à l’origine de la thèse de l’investissement et qui a suscité en nous un appétit pour l’or dans les années 2000. Ceci avait été mis en évidence dans un rapport publié par Frank Veneroso, nous dévoilant le marché de l’or en 1998, oeuvre intitulée “The 1998 Gold Book Annual”.

Dans ce rapport, Mr Veneroso en déduisait que les ventes d’or des banques centrales avaient masqué le besoin réel de la demande de l’or d’environ 1600 tonnes à l’année (sur un marché estimé à environ 4000 tonnes). Sur les 35.000 tonnes d’or que déclaraient officiellement posséder les banques centrales à ce moment-là, Mr Venoro estimait que les réserves oscillaient plutôt autour des 18.000 tonnes d’or physique. Une fois que les banques centrales ne disposeraient plus d’or à vendre, souligna-t-il, le marché de l’or ferait face à un puissant marché haussier … et il s’avère qu’il avait complètement raison – bien que les banques centrales continuent de vendre de l’or et ce pendant encore de nombreuses années.

Alors que le marché haussier de l’or s’est accru tout au long des années 2000, les banques centrales ne sont devenues des acheteurs directs d’or physique qu’en 2009, ce qui coincidait avec la montée du prix de l’or au-dessus des 1000 dollars l’once. Tous ces achats ont été effectués par les banques centrales des pays non-occidentaux, et plutôt, par des pays comme la Russie, la Turquie, le Kazakhstan, l’Ukraine et les Philippines … et, depuis, n’ont cessé d’acheter de l’or.

Selon Thomson Reuters GFMS, un organisme de recherche de métaux précieux, les banques centrales non-occidentales ont acheté 457 tonnes d’or en 2011, et il est attendu qu’elles en achètent encore quelques 493 tonnes d’or cette année du fait qu’elles souhaitent augmenter leurs réserves:

  1. Nous estimons qu’elles achèteront plus que ce qui est annoncé.
  2. Les banques centrales occidentales demeurent relativement silencieuses au sujet de l’or et n’ont publiquement divulgué aucun résultat quant aux ventes ou achats d’or effectués au cours de ces trois dernières années. Bien qu’il existe un « Central Bank Gold Agreement », soit un rapport sur l’or des banques centrales, actuellement en place et qui couvre les ventes d’or des banques centrales du système euro, la Suède et la Suisse, il n’est fait aucune mention quant aux ventes d’or réalisées par ces dites entités alors qu’elles sont censées posséder les plus grands stocks de métaux précieux.
  3. Le silence est d’or ….. et en dit long !

Au cours de ces dernièrs années, nous avons recueilli des informations liées à la demande de l’or physique comme cette dernière s’est accrue au fil du temps. La constante annuelle croissance de la demande d’or physique sous forme de lingots nous surprend surtout en terme d’approvisionnement. La capacité annuelle de l’industrie minière aurifère ex la Russie et la Chine (qui n’exportent pas leur production nationale) est actuellement inférieure à celle enregistrée en l’an 2000, et depuis que le FMI a annoncé la compléture de ses ventes de 403 tonnes d’or en décembre 2010, aucun autre vendeur d’or physique sur le marché n’a été publiquement annoncé depuis presque deux ans maintenant.

4. Compte tenu de l’augmentation significative de la demande physique que nous avons pu constater au cours de cette dernière décennie, en particulier auprès des acheteurs en Asie, nous arrivons à la conclusion que nous ne pouvons hélas déterminer la provenance de l’or à des fins de pouvoir le fournir … mais il doit bien venir de quelque part!

Afin de vous donner une idée de la croissance de la demande de l’or physique durant ces dix dernières années, nous avons fait une liste d’acheteurs d’or physique et calculé leur variation nette en demande annuelle en tonnes des années 2000 à 2012 (voir graphique A) :

GRAPHIQUE A

 

Chiffres indiqués en tonnes métriques :

† Source: CBGA1, CBGA2, CBGA3, International Monetary Fund Statistics, Sprott Estimates.

†† Source: Royal Canadian Mint et United States Mint.

†††  Sprott Physical Gold Trust et Central Fund of Canada.

^ Source: World Gold Council, Sprott Estimates.

^^ Source: World Gold Council, Sprott Estimates.

^^^ Se réfère à l’augmentation annualisée au cours des 8 dernières années.

Comme nous pouvons le constater, la simple combinaison de seulement cinq sources différentes de la demande résulte en une variation nette de 2.268 tonnes de la demande d’or physique au cours des douze dernières années. Cela signifie qu’il y a environ 2.268 tonnes de nouvelles demandes annuelles de nos jours comparé à voilà 12 ans. Selon le groupe CPM, l’un des principaux pourvoyeurs de statistiques du secteur de l’or, démontre que l’offre d’or annuelle totale est estimée à environ 3.700 tonnes cette année. De ce montant, le World Gold Council estime que seulement 2.687 tonnes devraient provenir de la production minière actuelle, tandis que le reste est attribué à l’or recyclé, essentiellement de vieux bijoux.

(Voir note 5). Les agences d’évaluation ont la facheuse tendance à vouloir démontrer que la demande totale physique correspond parfaitement à l’offre physique chaque année ainsi que d’utiliser “l’Investissement net privé” comme un bouchon afin de consolider la différence entre la demande qu’ils attribuent aux “transactions officielles” de l’industrie, des bijoux et de banques centrales par rapport à leur estimation en terme d’approvisionnement annuel (ce qui est relativement vérifiable). Les chiffres de leurs « Investissements nets privés» sont à remettre en question, cependant, car ils n’intègrent pas les achats réels de demande d’investissement qui ont lieu chaque année. S’il était possible d’intégrer de nouvelles données dans leur sommaire de marché de la demande, nous pourrions y détecter une énorme différence mettant en relief une demande dépassant largement l’estimation de leur offre annuelle. En fait, nous savons que cela dépasserait largement si nous nous basons sur les importations d’or chinoises (Hong-Kong) qui atteignent maintenant les 458 tonnes à ce mois de juillet, représentant ainsi une augmentation de 367% sur ses achats durant cette même période l’année dernière.  Si les importations continuent au rythme actuel, la Chine devrait atteindre les 785 tonnes d’importations d’or d’ici la fin de l’année. 785 tonnes sur un marché qui ne devrait produire que quelques 2.700 tonnes de la production minière, et ceci ne correspond qu’à un seul acheteur !

Puis, il y a tous les acheteurs privés dont les achats ne sont pas signalés et enregistrés comme ceux de Greenlight Capital, le fonds spéculatif géré par David Einhorn, qui aurait acheté pour 500 millions de dollars d’or physique depuis 2009. Ou encore le milliard de dollars investi dans l’or physique par le ‘University of Texas Investment Management Co.’ (Comité d’Investissement de l’Université du Texas) en Avril 2011 … ou plus encore la myriade des autres investisseurs privés (comme les cheikhs saoudiens, les milliardaires russes, cet écrivain, sans doute certains de nos lecteurs, etc) qui ont acheté l’or physique pour leurs comptes au cours de la dernière décennie. Aucun de ces achats privés n’a été enregistré auprès des organismes de recherche, et pourtant ce sont de vrais achats d’or physique, il ne s’agit nullement d’ETF d’or ou de “certificats “.

Ils exigent que de véritables lingots soient livrés physiquement aux acheteurs. Mais une fois que nous connaissons l’ampleur de l’écart entre le niveau réel de la demande d’or physique et celui de l’offre annuelle, les questions évidentes que nous nous posons sont les suivantes : qui sont ces vendeurs qui livrent l’or afin de répondre favorablement à l’importante demande d’or physique ? Quels sont ces organismes qui ‘lachent’ de l’or physique sur le marché sans le signaler ? D’où vient tout cet or?

Il ne peut y avoir qu’un seul candidat possible : les banques centrales occidentales. Il est fort probable qu’une grande partie de l’or physique circulant actuellement parmi de nouveaux acheteurs provienne des banques centrales occidentales. Elles seules peuvent détenir autant d’or physique et en fournir de telles quantités dont la traçabilité peut s’avérer très complexe. Les investisseurs n’ont cessé d’investir dans l’or depuis 2008.

Si les banques centrales occidentales louaient en effet leurs réserves physiques, ces dernières ne seraient pas tenues de divulguer les montants spécifiques d’or qui partent de leurs coffres respectifs. Selon un document émanant du site de la Banque Centrale Européenne (BCE) sur le traitement statistique des réserves internationales de l’Eurosystème, les directives de déclarations actuelles n’exigent pas des banques centrales de différencier l’or détenu en pleine propriété de l’or prêté ou échangé avec un autre parti. Le document stipule que, « les transactions réversibles en or n’ont pas d’effet sur le niveau de l’or monétaire quel que soit le type de transaction (c-a-d les swaps d’or, pensions, dépôts ou prêts), en accord avec les recommandations contenues dans les directives du FMI. »

6 Entente.

Selon les directives de déclaration actuelles, par conséquent, les banques centrales ont le droit de continuer à exercer l’entrée d’or physique sur leur bilan, même si ils l’ont échangé ou prêté entièrement. Vous pouvez le constater dans la façon dont les banques centrales occidentales se réfèrent à leurs réserves d’or. Le gouvernement britannique, par exemple, se réfère à son allocation en or comme étant, de « l’or (y compris l’or échangé ou prêté) ». C’est la phrase type qu’ils utilisent dans leur déclaration officielle. Idem pour le Trésor américain et la BCE, qui déclarent leurs avoirs en or comme étant de «l’Or (y compris dépôts d’or et, le cas échéant, swaps d’or)» (voir graphique B) . Hélas, leur description s’en arrête là, de même que chaque institution ne détaille pas le pourcentage de leurs réserves d’or déclarées et détenues physiquement parlant, par rapport au pourcentage de l’or prêté ou échangé contre autre chose. Le fait qu’ils ne fassent pas la différence entre les deux est  pour le moins étonnant. Les banques centrales manqueraient de crédibilité si elles admettaient louer leurs réserves d’or à d’autres intermédiaires vendeurs de lingots entre autres qui, à leur tour, vendraient ce même or à la Chine par exemple. Mais les chiffres dévoilent que c’est ce qui s’est très certainement passé.  Il est fort probable que l’or des banques centrales soit parti et que les banques ayant vendu ces lingots ont peu de chance de les récupérer.

GRAPHIQUE B

Sources:

1) http://www.bankofengland.co.uk/statistics/Documents/reserves/2012/Aug/tempoutput.pdf

2) http://www.ecb.int/stats/external/reserves/html/assets_8.812.E.en.html

4) http://www.boj.or.jp/en/about/account/zai1205a.pdf

5) http://www.imf.org/external/np/exr/facts/gold.htm

6) http://www.snb.ch/en/mmr/reference/annrep_2011_komplett/source

Notes:

Données de la BCE en date du mois de Juillet 2012. Banque du Japon  en date du 31 Mars 2012.

  • Les réserves de la Banque Centrale Européenne sont composées des réserves détenues par la BCE, la Belgique, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, la France, l’Italie, Chypre, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie et la Finlande.

** la Banque du Japon ne répertorie ses réserves d’or qu’en yens à sa valeur comptable.

Notre analyse du marché de l’or physique nous démontre que les banques centrales ont été pour la plupart des fournisseurs non déclarés d’or physique et que leurs réserves d’or physique sont négligeables à ce jour. Si nous comparons les conclusions de Franck Veneroso énoncées en 1998 dans son rapport aux données de ce jour, nous pouvons constater que peu de différence entre elles. D’ailleurs, couplé d’une variation nette de 2.300 tonnes dans la demande annuelle que nous anotons dans le graphique A, cela nous amène à la conclusion qu’une grande partie des 23.000 tonnes des réserves d’or déclarées des banques centrales occidentales ne représente qu’une simple écriture dans leurs bilans – avec, en contrepartie, aucune garantie de valeur tangible autre qu’une simple reconnaissance de dettes d’entités diverses.

A ce stade du jeu, il reste à penser que ces banques centrales auront de grandes difficultés pour récupérer leur or, surtout si l’or a entièrement quitté leur pays. Nous pouvons aussi nous poser la question : combien d’or dans le système de la banque centrale a été «ré-hypothéqué»? Les banques centrales en question semblent si réticentes à divulguer les moindres détails sur leurs réserves d’or , les proportions entre les « swaps »et les« prêts » dans lesquels les banques centrales se disent impliquées.  Il serait indispensable de pouvoir auditer les réserves d’or des banques centrales  – pour autant, bien des surprises pourraient se profiler laissant entrevoir des conséquences explosives pour le prix de l’or ?

Les banques centrales occidentales pensent que l’or qu’ils ont échangé et / ou prêté est toujours légalement le leur. Techniquement, peut-être. Mais si ces réserves ne sont pas physiquement les leurs et physiquement plus en leur possession … alors tous les paris sont ouverts quant à l’avenir de notre système monétaire.

 

 

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Les banques vietnamiennes vendent l’or de leurs clients afin de couvrir leurs besoins …

Vendredi, novembre 9th, 2012

Voilà plusieurs mois, il était rapporté un fait inquiétant au Vietnam, pays où l’inflation semble prendre une surdimension et ferait écho à la réfutation directe de Ben : “L’or n’est pas de l’argent, c’est juste de tradition!”

Bernanke déclarait que l’or n’était qu’une babiole à admirer mais sans valeur intrinsèque. Les banques locales étaient même allées jusqu’à payer des dividendes aux résidents locaux pour ‘stocker’ leur or …

Cependant, comme il faut en être conscient, toute banque, et même toute institution du secteur bancaire, est prête à payer des ‘dividendes’ papier pour l’or mais tout ce stratagème termine généralement sous forme de confiscation.

Les banques ne sont pas les propriétaires de l’or entreposé mais elles n’hésitent pas le vendre afin de pouvoir disposer de liquidités et regénérer ainsi leurs réserves.

Maintenant, il est temps aux vendeurs forcés de devenir des acheteurs forcés puisque la “Banque d’Etat du Vietnam ainsi que la banque centrale du pays vont permettre aux banques locales d’acheter jusqu’à 20 tonnes d’or au cours de ces deux prochains mois afin de donner plus d’aisance à leurs liquidités avant l’annonce imminente d’une interdiction sur l’utilisation de l’or comme moyen de stimuler leur capital d’exploitation.”

Ceci signifie qu’après avoir exercé de telles pratiques complètement illégales, les banques sont désormais «autorisées» et, ce, à l’annonce imminente de «l’interdiction» de ce qui n’était pas une pratique autorisée.

Ce qui n’est pas dit dans cette histoire, c’est que l’or, qui n’est pas en possession propre de son propriétaire, et qui a été remis à une banque insolvable du pays (virtuellement, elles le sont toutes) afin d’y être gardé en coffre, a très certainement été vendu, prêté ou encore ré-hypothéqué ou peut-être négocié d’une façon ou d’une autre. Ces banques seront dans l’incapacité de pouvoir ‘livrer’ l’or physiquement parlant à ses clients.

Les banques ont acheté plus de 60 tonnes d’or au cours de ces six derniers mois et auront besoin d’en acheter davantage afin de répondre à leurs besoins de liquidités, selon une déclaration du sous-gouverneur Le Minh Hung de la banque centrale lors d’un communiqué, publié sur le site internet de la banque centrale. Les banques locales ont reçu des dépôts d’or du secteur public au cours des années précédentes et ont vendu l’or sur le marché local pour obtenir des liquidités. Maintenant, elles devront acheter de l’or pour rembourser leurs dépositaires à un moment où le prix de l’or a fortement augmenté. La banque centrale veut empêcher ce genre d’opérations risquées. De ce fait, la banque centrale prévoit d’interdir aux banques, dans un très proche avenir, d’être impliquées dans toutes transactions commerciales d’or.

“La demande de capital est habituellement forte au quatrième trimestre. C’est risqué pour le système bancaire surtout si les banques sont contraintes d’acheter de l’or pour couvrir leurs besoins, déclara Mr. Hung.

“La banque centrale va surveiller de très près et se chargera de stabiliser le marché de l’or au niveau national. Elle interdira bientôt aux banques d’utiliser l’or comme moyen de stimuler leur capital d’exploitation”, a t-il ajouté.

Cela soulève tout de même une question : après de tels faits, comment les gens peuvent-ils encore croire en leurs banques ? Jusqu’à quels points sont-elles fiables, solvables et quelles en sont les preuves ?

Heureusement, dans toute cette histoire, il n’y a eu aucune contrebande d’or selon Mr Hung et, par conséquent, aucune augmentation de la demande pour le dollar américain jusqu’à présent pour cette année en indiquant aussi que cela a même contribué à maintenir stable le taux de change entre le dong vietnamien et le dollar américain jusqu’ici.

La morale que nous pourrions tirer de cette histoire, c’est que pour préserver ses propres intérêts, il faut mieux sortir du système bancaire.

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