Kouider Kessoum
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L’or baissier dans les premiers mois de 2013 ?

Mardi, janvier 15th, 2013

En ce moment, les investisseurs ne savent plus quels indicateurs se tourner. Avec une mesurette temporaire, les Etats-Unis ne font que reculer l’échéance fatale du fiscal cliff et les impôts votés ne vont servir qu’à gonfler artificiellement la croissance. Philippe Béchade, Marc Faber et Pierre Leconte nous livrent tous les trois leur vision pour 2013 et ce que l’on peut attendre de l’or en ce début d’année.

Un marché sans vendeurs
Récemment interviewé sur BFM TV, Philippe Béchade a livré sa vision de l’optimisme artificiel des marchés.

« Actuellement, il n’y a aucun vendeur, on fait monter le marché dans le vide. On se paye un gap à la hausse de 2% (le plus important de la décennie après celui du 27/10/2011, après le « sauvetage de la Grèce » – avant de tout reperdre) », commente le rédacteur en chef de la Chronique Agora lors de son

; et d’ajouter « On est dans l’artifice le plus total, étayé par aucun volume, aucun vendeur, c’est le marché des Bisounours, plus le marché monte, moins il est cher ».

En l’absence d’indices, à quoi se fier alors ? Les accords politiques n’ont qu’un crédit limité, la FED dope artificiellement les marchés, seul l’immobilier de luxe tire son épingle du jeu. Bref, le bond opéré par les marchés en ce début d’année est complètement bidon et ne va pas faire long feu.

Une croissance américaine bidon
La croissance est soutenue à 70% par les dépenses de l’Etat et des subventions qui vont devoir être réduites d’ici le 1er mars, lorsque les Etats-Unis ne pourront plus reculer devant l’échéance du fiscal cliff. Pour Philippe Béchade, un pays en croissance artificielle de 2,3% peut difficilement  s’en sortir.
La croissance réelle américaine hors dépenses de l’Etat est de 0,6% et avec les impôts, elle n’existe carrément plus. Les impôts devraient rapporter 600 milliards $ en 5 ans, alors qu’il en faudrait 600 milliards par an. Le risque est que les Etats-Unis tendent vers un « economic cliff ».
C’est plus ou moins ce qu’il redit d’ailleurs plus récemment dans son article « Une hausse en trompe-l’œil pour Wall Street » que nous vous invitons à lire.

La prudence chère à Marc Faber
Marc Faber est un gérant de fortune, sans doute un des plus grands spécialistes de l’investissement dans l’or et aussi un grand contrarien. Dans cette note de son blog, le « Dr Doom » fait part de sa prudence vis-à-vis des marchés en 2013.  Les Etats interviennent tellement qu’ils truquent le marché. Aussi fait-il montre de prudence à l’égard de tous les actifs, soulignant que la consolidation de l’or pourrait persister et entraîner un plus bas niveau de 10% avant de remonter vers des plus hauts, notamment parce que le dollar est temporairement redevenu plus « fréquentable ». Nonobstant, l’or reste pour lui la meilleure protection contre la dévaluation monétaire. Face à l’incertitude et la tromperie induite par l’interventionnisme de l’Etat, l’or reste la seule certitude.

Que faire dans ce cas ? Acheter et renforcer ses positions sur l’or car d’autres opportunités de la sorte risquent de ne pas de reproduire avant longtemps au sein de ce marché haussier ! Tous les experts économistes s’accordent sur un point : la « triche », l’intervention à outrance, le gonflement artificiel des marchés… tout ça ne va pas pouvoir durer très longtemps.

Mais comme le dit Pierre Leconte, les acteurs de la finance naviguent à vue actuellement et ne savent pas où ils vont.

Vous pourrez lire, en complément de cet article, l’analyse de la lettre de Damien qui corrobore ce que nous pensons : si les marchés continuent d’être truqués, alors l’or pourrait baisser dans un premier temps mais il s’en suivrait une hausse inéluctable.

Pas de hausse pour Pierre Leconte
Pierre Leconte que nous avons récemment interviewé ne voit pas de baisse de l’or à court terme, mais dit qu’il revendrait ses positions si l’or devait atteindre 1800$.
Au contraire, pour lui, les participants au marché de l’or ont atteint un niveau de pessimisme maximum, ce qui est plutôt haussier à court terme.
« Je ne pense pas que l’or devrait baisser (parce que l’euro/dollar US est haussier) mais qu’il ne devrait pas faire grand-chose à court terme. En tous cas s’il devait monter vers 1.800 USD l’once à mon avis il faudrait prendre ses profits. Ce sont le palladium et à un moindre degré le platine qui devraient à court terme permettre de bonnes performances à la hausse ».

L’optimisme est partagé pour la banque suisse UBP pour qui les métaux précieux sont très haussiers, en particulier sur le palladium.

UBP - Commodities review

UBP - Commodities review

Les flèches rouges indiquent que l’on s’attend à une performance négative du secteur sur 12 à 18 mois.
Les flèches grises : aucun mouvement particulier
Les flèches vertes : on s’attend à une hausse du secteur au cours des 12 à 18 mois prochains.

L’Union Bancaire Privée a publié les tendances des matières premières et métaux précieux sur un an et 6 mois.

Return over 1 year commodities by UBP

Return over 1 year commodities by UBP

Return over 6 months commodities by UBP

Return over 6 months commodities by UBP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On voit clairement les tendances haussières des valeurs sur les 6 et 12 derniers mois, notamment celles du palladium, de l’étain, du gaz naturel qui ont bien performé.
L’or comme le cuivre se maintiennent dans un marché haussier très raisonnable, ce qui confine à la confiance.

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Les actions et les obligations US se portent mal

Mercredi, janvier 9th, 2013

Suite à notre échange avec M. Pierre Leconte – dont nous publierons prochainement les propos – il allait de soi d’expliquer au préalable que les actions et les obligations américaines allaient et commencent d’ailleurs à baisser en 2013. Car de ce chapitre économique tout entier dépendra le cours de l’or au cours de cette nouvelle année.

Lors de l’entretien qu’il nous a récemment accordé, M. Pierre Leconte (président fondateur du Forum Monétaire de Genève) nous a expliqué que le vrai défi des Etats-Unis était le relèvement du plafond de la dette. Nous y reviendrons dans une prochaine publication mais ce problème va faire baisser le dollar et par conséquent les actifs boursiers US et les obligations d’Etat américaines.

M. Leconte nous précise qu’actuellement, « les grandes banques et sociétés de gestion sont très négatives sur les actions et obligations US qui, selon elles, devraient chuter dans les premiers mois de 2013, ce qui pourrait permettre à l’or et l’argent-métal de remonter. D’autant que l’inflation pourrait repartir ».

Tout d’abord, cette première source du blog Kimble Charting Solutions qui vient confirmer que les principaux indicateurs suggérant l’inflation sont sur le point de prendre leur envol, notamment l’indice des produits de base MS (CRX) et le rendement sur les obligations à 30 ans (TYX), qui sont deux indicateurs sensibles à l’inflation ou en tout cas aux menaces d’inflation. Depuis début 2011, ces deux indices ont tous deux marqué une série de sommets inférieurs le long de leurs lignes de résistance.

Ce graphique publié sur Business Insider vient d’un guide sur l’état des marchés publiés par JP Morgan Fonds David Kelly. Pour rappel, le S&P 500 est considéré comme le meilleur indicateur du marché des actions américaines depuis les années 50. Selon les experts, le schéma de l’indice SPX présenté par JP Morgan indique que les plus grandes actions américaines sont prêtes à effectuer un grand plongeon.

Inflections de l'indice SP500 par une étude de JP Morgan

Inflections de l'indice SP500 par une étude de JP Morgan

Sur le même blog, le Crédit Suisse met en garde : 8 indicateurs clé suggèrent une vente massive prochainement sur le marché des actions.

Même les chefs en stratégie de Goldman Sachs ont émis un gros avertissement à leurs clients qui s’étaient réfugiés dans les fonds obligataires, les avertissant qu’ils risquaient d’y perdre leur chemise. En cause : l’augmentation toute récente des taux d’intérêt qui, s’ils reviennent au rendement historique moyen de 3%, vont faire baisser les prix des obligations à long terme qui vont chuter.

Le site d’économie Bloomberg relate quant à lui les propos d’UBS qui euphémise sur un « ralentissement de la croissance des bénéfices » des actions US. « Tout ce que nous avons fait, c’est de reporter des décisions très difficiles au sujet de la falaise fiscale», a déclaré Golub, responsable du marché US chez UBS.

En éludant le problème du mur fiscal, les Etats-Unis n’ont fait que  « reculer pour mieux sauter dans le gouffre budgétaire » pour reprendre l’expression de la Tribune. Le problème qu’ils ne pourront en revanche ni éviter ni faire reculer, c’est celui du plafond de la dette qui à terme va entraîner la chute des actions et obligations, comme de nombreux indices le laissent déjà entrevoir. Cela ne pourra, à terme, que profiter aux métaux précieux.

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Les nouvelles règlementations bancaires nous mèneront-elles vers une frénésie d’achat d’or ?

Mardi, janvier 8th, 2013

Si de nouvelles réglementations bancaires internationales venaient à être établies, une conséquente augmentation de la demande d’or serait à envisager, selon l’investisseur milliardaire Eric Sprott.

Dans un article paru sur le site internet de Sprott Asset Management, intitulé : L’Or : Solution à la Crise Bancaire, Sprott et son collègue David Baker ont évoqué le potentiel des banques à augmenter de manière très significative leurs avoirs en or sous le projet du nom Bale III.

‘Le Comité de Bâle chargé du Controle Bancaire est une entité unique et quelque peu mystérieuse qui émet les directives bancaires pour les institutions financières les plus importantes au monde’, indique Sprott. ‘Depuis le début de la crise financière voilà 4 ans, le Comité de Bâle a travaillé ardemment sur de nouvelles réglementations internationales visant à réduire les risques d’une autre débacle financière à grande échelle. Le dernier ‘cadre’ du Comité est désigné en tant que ‘Bâle III’ et impose des règles plus rigides en matière de capital. Ceci a pour objectif de contraindre toutes les banques à multiplier les fonds propres qu’elles détiennent de 2% à 7% afin d’éviter à l’avenir tous plans de sauvetages imputables aux contribuables’.

Sprott va plus loin dans sa réflexion en indiquant les implications que ceci aurait sur le métal jaune.  ‘Si le Comité de Bâle décidait d’accorder à l’or un profil de liquidité favorable suivant les réglements proposés dans l’Accord de Bâle III, ceci permettrait à l’or de faire concurrence à la trésorerie et aux obligations d’état à titre d’actif sur les bilans des banques et donner l’opportunité à ces dernières de disposer d’un actif qui a inéluctablement une chance de se valoriser. Certes,  les obligations du trésor américain ne dégagent que très peu de rendement voire aucun. Si les banques pouvaient choisir entre la trésorerie, les obligations d’état ou l’or et, ce, pour répondre aux exigences de liquidités dans l’accord de Bâle III, pourquoi ne choisiraient-elles pas l’or ?

D’un point de vue purement de coût d’opportunité, il est bien plus logique qu’une banque améliore la liquidité de son bilan en y ajoutant de l’or qu’en y apportant davantage d’éléments de trésorerie ou d’obligations d’état … enfin,  si les banques ont la liberté de pouvoir choisir.

‘Si toutes les banques achetaient de l’or comme les banques non-occidentales l’ont fait, il est certain que toutes en tireraient profit tout en améliorant simultanément leurs ratios de liquidité, ajoute la société Sprott. ‘En agissant toutes ainsi, l’or pourrait sauver le système bancaire. (Fort peu probable … juste en pensée)’.

Sprott ajoute que ‘si les banques mondiales souhaitent réellement améliorer la diversification de leurs bilans et leurs profils de liquidité, elles devront alors intégrer l’or dans leur programme. Il est ridicule de s’attendre à ce que le système bancaire mondial se rétablisse grâce à une abondante participation aux titres d’état’.

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Les fonds de pension japonais se tournent de plus en plus vers l’or …

Dimanche, décembre 30th, 2012

Pour la première fois, les fonds de pensions japonais investissent dans l’or afin de se prémunir des effets de la crise économique.

Selon le Wall Street Journal, un certain nombre de fonds de pension au Japon ont décidé d’investir dans le métal jaune ainsi que d’autres actifs physiques. Cela ne s’était jamais vu auparavant et permet de constater à quel point tant les gestionnaires de ces fonds de pension que les japonnais eux-mêmes sont préoccupés de l’avenir. Les fonds de pensions japonais investissent essentiellement dans les bonds et obligations mais ces derniers n’ont pas eu de rendements très performants.

Par ailleurs, les rendements obligataires enregistrent des niveaux les plus bas que l’histoire ait connu alors que les stocks ont soit plongé durant les périodes de crise ou tout simplement stagné. Le fonds d’investissements de pension du gouvernement japonais est l’exemple le plus probant, perdant 7.6% durant l’exercice 2008 en raison du GFC et 0.3% en 2010 quand les marchés ont été fort perturbés par les effets de la dette de la zone euro.

Okayama Metal and Machinery Pension est le premier fonds d’investissement à avoir acheté de l’or en mars de cette année 2012.

Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation a déclaré avoir obtenu plus de deux milliards de yens de deux fonds de pensions afin de les investir dans un fonds d’or créé en mars 2012.

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Un régulateur de marchés financiers au niveau européen

Mercredi, décembre 12th, 2012

Un troisième élément dans ce nouveau projet de construction européen est de créer un organisme unique de supervision des marchés financiers. En ce sens, réguler un marché financier comme peut être la Bourse ou le marché de la Dette dite secondaire (dette déjà émise) consiste, premièrement, à établir quelques règles de fonctionnement des achats et ventes de titres, tout comme des opérations telles que les émissions, extensions de capitaux, fusion et acquisitions entre autres  ; deuxièmement, gérer l’information mercantile qu’apportent les entreprises du marché  ; troisièmement, intervenir devant des situations de panique boursière ou de répudiation massive d’une valeur de la part des investisseurs  ; quatrièmement et dernièrement, informer et annoncer des informations exceptionnelles pour les investisseurs.

Principal objectif: la lutte contre la «  spéculation  »

Du concept «  spéculation  » nait le projet de l’organisme régulateur européen. Il s’agit de créer une institution préservatrice du travail que les organismes régulateurs nationaux exercent actuellemaent. Peut être qu’une des actions les plus importantes qui a été menée à bien est l’interdiction des actions à courts termes. L’Espagne fut l’un des premiers pays qui interdit les actions à courts termes de la Banque et qui annonça sa prolongation jusqu’au 31 Janvier prochain.

Dans un marché comme peut l’être le marché boursier, il existe deux formes d’obtenir un bénéfice pour l’achat et vente d’actions. Dans un premier cas, quand la valeur des actions monte, l’investisseur vend les titres à un prix supérieur à celui de l’achat. Cependant, quand les actions descendent, un investisseur peut prendre à crédit quelques actions et les vendre.

Une fois qu’il les a vendues, il les rachète à un prix inférieur à celui de la vente et les restitue à son créancier avec les intérêts correspondants. Les risques inhérents à cette opération sont très importants et, c’est pour cela, que les rentes générées sont grandes. Ce mécanisme es connu comme la vente à découvert ou court terme.

La question fondamentale est que cette forme de gagner de l’argent, combinée aux instruments dérivés (futurs c-a-d contrats à terme, options, des bons structurés…) est dans le collimateur des régulateurs  ; accusée de provoquer la ruine de plusieurs entités financières et le discrédit des Etats. Pour cela, les régulateurs ont décidé d’interdire ce type d’opérations afin d’éviter des chutes sans distinction  dans la valeur des actions et ainsi protéger les droits des petits actionnaires et les entreprises qui peuvent être «  attaquées  » en Bourse.

Le régulateur des marchés est, fondamentalement, interventionniste.

Cette tâche que les organismes superviseurs des marchés des valeurs sont obligés de jouer, débouche inévitablement dans un interventionnisme illimité. Les régulateurs questionnent la rationalité des marchés financiers et nient la capacité des investisseurs de savoir si c’est un bon ou mauvais investissement. Cette vision est une négation dans la pratique du concept du risque, soumettant l’action de millions d’épargnants à la pensée de quelques «uns».

La régulation (et non pas la dérégulation) fut le principe basique de l’actuelle crise économique. Cependant, les Etats et toute la machinerie régulatrice ne veulent pas reconnaître que le marché financier est le plus régulé des marchés qui existe. Bien au contraire, ils emploient tous leurs efforts en fabriquant un ennemi et celui-ci n’est ni plus ni moins que les spéculateurs.

Sur cet esprit paternaliste il reste à voir, et cela sera le sujet du prochain article, l’action sur les entités financières et la garantie des dépots.

Tags: actions, contrat à terme, court terme, futures, spéculation
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Rapport Dow Jones / Or ou la chute silencieuse de la bourse

Vendredi, décembre 7th, 2012

Au vu du contexte actuel des Etats-Unis, il est fort probable que les taux d’intérêt se maintiennent à des niveaux proches de zéro jusqu’à mi-2015. Il est attendu que le budget américain soit au-dessus du milliard de dollars à l’année et que la crise dans la zone euro se prolonge. Avec la combinaison de tous ces facteurs, il est évident que les gouvernements vont continuer à sortir la planche à billets et que le Dow Jones continuera de perdre de sa valeur face à l’or durant une autre décennie sinon plus.

En janvier 2000, les investisseurs avaient besoin de 40 onces d’or pour acheter une unité de l’indice Dow Jones (DJIA). De nos jours, les investisseurs ont uniquement besoin d’environ 7,6 onces d’or pour acheter une unité de l’indice Dow Jones.

Dans le graphique suivant, nous annotons la chute du rapport du Dow Jones vis à vis de l’or depuis janvier 2000 à septembre 2012.

Comparé à l’or, le Dow Jones a perdu 80% durant ces dix dernières années. Pendant cette même période, la dette publique aux Etats-Unis a triplé et l’encours de l’endettement total a doublé.

L’endettement symbolisant l’argent dans le système financier actuel, la création massive d’argent a poussé les marchés boursiers à la hausse, mais en terme d’or, l’indice boursier américain a chuté.

Le rapport du Dow Jones face à l’Or continuera fort probablement sur la même tendance baissière de ces dernières années et le prix de l’or et de l’indice du Dow Jones se rejoindront à un coefficient 1/1 comme en 1980 quand l’or atteint ses prix les plus élevés. Le prix de l’or s’élevait alors à 850 dollars et l’indice du Dow Jones se situait aussi à 850 dollars.

Le rapport du Dow Jones face à l’or continuera de chuter durant ces prochaines années. Deux possibilités sont à contempler : soit le Dow Jones chute et le rapport atteint un coefficient de 1/1 ou l’or augmente et le rapport atteint 1/1.

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« La Bourse monte, 3 600 pts demandez les 3 600 pts ! »… Le Contrarien Matin du 7 décembre 2012

Vendredi, décembre 7th, 2012

Le Contrarien Matin du 7 décembre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

C’est bien les fins d’année. Les débuts d’année aussi. Bon, c’est vrai que cette année, c’est 2012 et qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps pour en profiter d’après nos amis les Mayas, mais c’est un autre débat.

Non, ce qui est bien avec les fins d’année, ce sont les fêtes du même nom, les fêtes de fin d’année, quoi !

Quand on part en vacances à cette époque-là, ça s’appelle même la trêve des confiseurs. Comme c’est joli.

Pour les bourses du monde c’est aussi un bon moment. Une espèce d’allégresse partagée à travers la planète entière avec en ligne de mire d’alléchants bonus pour le début d’année suivante.

Vous savez, sur les marchés, on a un vocabulaire très précis, assez abscons pour le néophyte (c’est-à-dire tout le reste de la population à qui on fait croire que l’économie c’est très compliqué).

Alors sur les marchés, c’est l’époque du « window dressing », ou en français du « nettoyage de fenêtre ». Moi je dirais plutôt tripatouillage de bilan – tenez, demandez à la Deutsch Bank, elle en sait quelque chose et Angela aussi vu qu’elle ne veut pas trop d’union bancaire ; remarquez, avec des trous de 12 milliards de dollars par-ci par-là on la comprend.

Donc il faut faire monter les marchés au cric pour clôturer au mieux au 31/12/12. Il s’est passé exactement la même chose l’année dernière. Souvenez-vous. On se demandait si l’euro allait passer Noël… Eh bien début janvier, tout s’est mis à monter encore et encore… C’est comme ça.

Il y a d’autres petites choses rigolotes ces derniers temps. Ce sont les médias qui nous expliquent le mieux ces choses-là, et puis c’est drôle, tellement rafraîchissant. Petit pot-pourri entre nous mes chers contrariens.

Pourquoi la Bourse monte ? Grâce à la croissance ? Non, du tout, c’est la saison du rallye de fin d’année. Il y a l’été, l’hiver, et puis la saison du rallye de fin d’année. C’est sans doute une nouvelle loi économique qui m’a échappé.

C’est la reprise aux États-Unis, c’est une excellente nouvelle !! D’accord, mais si la croissance est là, on devrait pouvoir commencer à faire moins de dettes à défaut de les rembourser non ? Eh bien non, justement, Obama, aimerait déplafonner définitivement la dette. En gros, il veut supprimer l’idée même de plafond. C’est vrai ça. Pourquoi s’emmerder avec des limites bassement matérielles.

Je pense que vous serez d’accord avec moi pour conclure que nous dire d’un côté qu’il y a de la croissance et de l’autre qu’il faut pouvoir encore plus de dettes est légèrement contradictoire.

En Europe, l’Espagne va demander de l’aide. Enfin. Excellente nouvelle ! Et alors ? L’Espagne est en croissance ? Ses banques vont bien ? Son économie repart ? Non, rien de tout cela. C’est juste qu’ils vont demander de l’aide… Ah et c’est une bonne nouvelle ça ? Pour eux oui…

Et maintenant, c’est la BCE qui s’y met sans les mauvaises nouvelles.

La BCE s’attend désormais à une contraction du PIB de la zone euro en 2013

Le titre n’est pas de moi, il est de l’AFP. Ce que j’aime dans ce titre c’est le mot « désormais » qui laisse sous-entendre un effort de réflexion, d’analyse.

« La Banque centrale européenne (BCE) s’attend à présent à un recul du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro en 2013, prenant acte de l’accélération de la dégradation de l’économie dans la région, qui est entrée en récession au troisième trimestre.

La BCE prévoit désormais une contraction du PIB de la zone euro de 0,3 % en 2013. En septembre, elle tablait encore sur une croissance de 0,5 %.

La croissance devrait s’établir à 1,2 % en 2014, selon une première estimation également annoncée jeudi par le président de la BCE Mario Draghi lors de sa conférence mensuelle à Francfort (ouest) suivant la décision de l’institution sur ses taux directeurs, qu’elle a laissé inchangés.

Et pour l’année 2012, la BCE a légèrement révisé à la baisse sa prévision de contraction du PIB, à – 0,5 % contre -0,4 % précédemment. »

Ce qui est bien dans les prévisions de la BCE (et des autres), c’est que l’on ne vous dit JAMAIS la vérité. Par exemple, l’année qui vient sera sans doute mauvaise, MAIS l’année d’après on prévoit toujours, TOUJOURS un retour de la croissance. Comme personne ne vous le dit et que tout le monde fait semblant d’y croire, ça marche. Enfin pas la croissance, le mensonge.

Donc l’année prochaine on nous expliquera que « désormais » la BCE s’attend à une année 2014 en récession mais au retour de la croissance dès 2015 !! Comme personne ne se replonge un an après dans les prévisions de croissance de l’année dernière à part quelques illuminés dont je fais partie, mais il ne faut pas nous écouter, nous sommes fous. Nous sommes des pessimistes (insulte suprême), des cassandres, des oiseaux de mauvais augure, ou encore des « déclinologues ».

Enfin, heureusement, les marchés montent, montent, montent et vont bientôt redescendre… Ce n’est qu’une question de temps.

Alors soyons honnêtes. J’aurais bien vu un krach en 2012… rien, nada, les indices ont plutôt bien monté malgré une situation qui se pourrit de mois en mois.

Donc je me suis trompé. Voilà, mea culpa, mea culpa, c’est ma faute, l’économie va tellement mieux que bien que les marchés montent sans clients avec de 60 à 80 % de robots « traders » en fonction des indices, sans volumes et sans nouveaux clients… Bref, tout est normal. Tout va bien.

Surtout, surtout, je ne dispose d’aucun agrément AMF pour vous vendre des produits financiers et vous donner des conseils. Donc ne m’écoutez pas. Ne faites pas attention à ce que je dis.

Videz votre Livret A, vendez votre maison, vendez tout et placez tout en bourse. Achetez que des actions. Regardez ça monte. Vite, vite, vous allez rater la hausse…

Je redoute le repas de Noël cette année. Mon oncle va m’expliquer qu’il n’aurait pas dû m’écouter et laisser ses sous en bourse. Je suis d’avance fatigué.

Évidemment, gardez votre maison et achetez encore moins d’actions.

Warren Buffet a toujours dit que quand il ne comprenait pas, il ne faisait pas. Le comportement des marchés est incompréhensible de façon « économique ».

Tenez-vous en éloignés. La tempête arrive. Je ne sais pas quand, mais elle arrive. Un beau jour, tout ce château de cartes va s’effondrer.

Mais pour le moment tout va bien, c’est le rallye de fin d’année.

Vous prendrez bien un bonus ? (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 7 décembre 2012

 

<<<LE CONTRARIEN DU MATIN du 7 décembre 2012 – LISEZ L’INTEGRALITE >>>

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La bourse n’a plus la cote

Jeudi, décembre 6th, 2012

En période de crise, les Français sont plus enclins à sécuriser leur patrimoine qu’à le risquer. Récemment, ils signent une défiance marquée pour les actions et les obligations, devenues beaucoup trop risquées.

Selon les estimations de Charles Sannat, Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com, le CAC 40 devrait descendre à 1800 points en 2013.
Même s’il affiche encore une santé insolente, somme toute artificielle, le CAC a dévissé de 20% tout au long de l’année et de près de 45% en 5 ans, de quoi refroidir les plus zélés des investisseurs.
C’est surtout au niveau des petits porteurs que la frilosité de fait sentir, les plus gros portefeuilles tirant comme à chaque période de crise, leur épingle du jeu.

Mises de départ perdues à jamais, portefeuilles auxquels on ne touche plus, argent placé ailleurs… la prudence des actionnaires s’exprime à travers ce sondage réalisé par OpinionWay : la moitié n’aurait pas placé d’argent complémentaire ces 6 derniers mois et une autre moitié déclare ne pas vouloir « toucher  leur portefeuille dans les 6 mois à venir ».

« Depuis le début de la crise, la bourse de Paris a perdu 2,3 millions d’actionnaires individuels, selon une enquête réalisée par TNS Sofres (1). Au mois de mars, seuls 8,5% des Français détenaient encore des actions, contre 13,8% quatre ans plus tôt, en 2008. Résultat: la France ne compte plus que 4,1 millions d’investisseurs individuels, hors actionnariat salarié. » (source 20 Minutes).

La défiance des Français pour la bourse est accrue par les scandales qui ont ébréché la réputation des banques. Ce malaise s’est également ressentie au sein des personnes présentes lors de la Rencontre annuelle des membres d’AuCOFFRE.com. Beaucoup nous ont confié avoir déplacé une partie de leurs capitaux placés en bourse dans de l’or physique, sage précaution !

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« Les indémodables de la crise ! » Le Contrarien Matin du 27 novembre 2012

Mardi, novembre 27th, 2012

Le Contrarien Matin du 27 novembre 2012

Mes chères contrariées, mes chers contrariens,

 Ah là là là… mes chers amis, je regardais de mon ordinateur les actualités aujourd’hui (comme tous les jours d’ailleurs). Ce que je trouve frappant, mais vraiment frappant, c’est de voir à quel point nous faisons du surplace.

Depuis maintenant cinq ans, rien n’avance ou presque. Un esprit chagrin comme le mien pourrait même dire que tout recule tout en sachant que l’on veut vous faire croire l’inverse, histoire de booster votre moral, ce qui ne peut que vous inciter à consommer, et donc au bout du compte à faire tourner la machine économique.

Mais tout cela n’est qu’une grande illusion.

Vous connaissez tout l’amour (le terme n’est pas trop fort) que je porte à notre chère Agence France-Presse. J’adore leurs dépêches. Aujourd’hui, on a eu droit à une brochette d’informations savoureuses. Je vous laisse juger.

La Bourse de Paris attend la conclusion d’une réunion sur la Grèce

Voilà ce que nous raconte l’AFP aujourd’hui. Figurez-vous que les « zinvestisseurs » attendent des décisions sur l’avenir financier de la Grèce. Avouez que c’est une information qui vous avait échappé depuis cinq ans que l’on sauve la Grèce définitivement pour de bon, toutes… les semaines. Cinq ans. Mais là, les « zinvestisseurs » sont pressés. Ils voudraient des solutions aujourd’hui. Pas demain.

D’un autre côté, quand cela fait cinq ans que l’on attend, on n’est plus à quelques jours près…

« La Bourse de Paris se maintenait en baisse lundi après-midi (- 0,67 %), après une ouverture en repli de Wall Street et dans l’attente de la conclusion d’une réunion européenne consacrée à la Grèce.

A 16H01 (15H01 GMT), l’indice CAC 40 lâchait 24,05 points à 3 504,60 points, dans un volume d’échanges autour de 900 millions d’euros.

« Après une semaine résolument haussière sur les marchés actions dans l’optique d’un scénario idyllique qui verrait aboutir les négociations pour réduire la dette grecque, les investisseurs temporisent », remarque Jérôme Vinerier, analyste chez IG.

Pour Xavier de Villepion, vendeur d’actions chez Global Equities, « tout milite pour quelques prises de bénéfices sur le marché ». Il rappelle que le CAC 40 a bondi de 5,60 % la semaine dernière et que les investisseurs sont surtout dans l’attente d’une solution pour la Grèce.

« Les investisseurs sont clairement dans l’attente de l’annonce d’un accord aujourd’hui. Les déclarations de certains politiques vont dans ce sens et la réaction de l’euro, à court terme, souligne que les investisseurs anticipent une bonne nouvelle sur la Grèce », résument les économistes chez Aurel BGC.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a indiqué lundi matin qu’il était « essentiel de prendre une décision aujourd’hui » sur la Grèce. »

J’adore la conclusion d’Olli Rhen… essentiel de prendre une décision aujourd’hui !! C’est drôle, c’est plein de finesse et c’est stupéfiant d’intelligence.

Bon, ça, c’était pour le dossier grec. Passons maintenant au dossier américain. C’est un dossier sympa le dossier américain, et puis c’est un gros dossier. Il paraît que c’est la première puissance économique au monde… enfin première puissance, si on ne prend pas en compte les dettes, sinon, c’est une autre paire de manches.

Wall Street ouvre en baisse, inquiète pour la Grèce et le budget américain

Oh, « Le mur de la rue », pardon, Wall Street est inquiète sur le budget américain. Hier ça allait, ils mangeaient plein de grosses dindes, faisaient la fête et tout ça. Mais aujourd’hui, ils sont inquiets. C’est beau de les voir découvrir les problèmes budgétaires qui sont là depuis quoi… au moins 10 ans.

Eh bien oui, les problèmes budgétaires de l’oncle Sam, ils ne datent pas d’hier. Ils ont commencé avec les attentats du 11 septembre 2001, soit il y a environ une bonne décennie.

Les guerres ont coûté très cher à l’Amérique et les réductions d’impôts massives octroyées par l’administration Bush ont considérablement déstabilisé les finances publiques américaines définitivement enfoncées par la crise de 2007 et la nécessité de relancer une machine complètement grippée.

« La Bourse de New York a ouvert en baisse lundi, surveillant nerveusement la reprise des discussions à Washington sur le budget américain et une réunion des créanciers de la Grèce en quête d’un compromis pour réduire sa dette : le Dow Jones cédait 0,60 % et le Nasdaq 0,10 %.

Wall Street avait fini en nette hausse une séance écourtée par les fêtes de Thanksgiving aux États-Unis vendredi, encouragée par les achats frénétiques des consommateurs américains lors du « Black Friday » : le Dow Jones avait pris 1,35 % à 13 009,68 points, et le Nasdaq 1,38 % à 2 966,85 points.

Après les festivités de Thanksgiving, les nouvelles macroéconomiques et politiques revenaient au centre de l’attention des courtiers lundi « alors que les dirigeants américains et européens se réunissent pour discuter de leurs problèmes fiscaux respectifs », a souligné Karee Venema, de Schaeffer’s Investment Research.

Aux États-Unis, les élus du Congrès américain revenaient à Washington pour négocier avec Barack Obama un accord sur le déficit, afin d’éviter un « mur budgétaire », à savoir un ensemble de coupes automatiques des dépenses et des budgets des ministères, et une hausse d’impôts pour tous les ménages, même les plus modestes.

L’approche de cette menace budgétaire risquant de faire replonger l’économie américaine en récession en l’absence d’accord avant la fin de l’année, les opérateurs deviennent « de plus en plus mal à l’aise », ont indiqué les experts de Charles Schwab. »

Donc pour le dossier US, on redécouvre l’eau chaude, ou en tout cas des problèmes qui perdurent depuis une bonne dizaine, mais avec une acuité nouvelle. Surprenant. Depuis 2007, rien n’a changé.

On nous explique que tout va de mieux en mieux, et que même grâce aux gaz de schiste les USA sont en train de se réindustrialiser. Sauf que le nombre de bénéficiaires des « food stamps », les fameuses soupes populaires modernes sans file d’attente, continue d’augmenter et se rapproche dangereusement des 50 millions. Vous imaginez !! 50 millions de personnes à la soupe populaire dans la nation la plus riche du monde qui est en train de se réindustrialiser… Heureusement que Sandy est passée par là.

D’ailleurs, à propos de Sandy (la tempête) qui est passée sur New York, l’un de nos contrariens, le camarade Bourgeois, me faisait remarquer avec plein de bon sens que notre fameuse Sandy était arrivée quelque chose comme le 29 octobre… Mais que cela expliquait l’augmentation du chômage pour les 29 premiers jours. Je dois avouer que sa remarque m’a fait beaucoup rigoler car j’étais passé à côté !!

Désormais, enchaînons sur le dossier espagnol. J’adore l’Espagne, c’est un superbe pays. J’aime cette langue et cette culture. Hélas, ils ne sont pas en grande forme nos copains espagnols. Enfin eux si ça va, c’est leurs banques qui ne vont pas. Du coup, comme il faut sauver les banques, il faut que le peuple paie. Comme les Espagnols n’ont plus assez de sous, on vient taper chez les voisins, c’est-à-dire nous… les Européens… enfin ceux à qui il reste encore un peu d’argent mais plus pour longtemps rassurez-vous.

Espagne : premier versement pour les banques de 37 milliards d’euros (ministre)

Donc l’Espagne va recevoir 37 milliards. C’est bien 37 milliards. Bon, a priori ils vont les recevoir. Quand exactement, on ne sait pas trop.

Mais naïvement j’attendais que l’Espagne demande officiellement de l’aide. Mais pour le moment je n’ai pas entendu de demande officielle d’aide de la part du gouvernement de Madrid. Or là, on va leur faire un chèque de 37 milliards. Pourquoi pas. On n’est plus à ça près. Mais d’où vont venir les fonds ? Normalement du MES… mais il fallait une demande d’aide officielle.

Je me demande donc si, encore une fois, on n’est pas dans l’effet d’annonce pur, et si ce n’est pas le cas, cela signifie que le MES va directement recapitaliser les banques ibériques sans que Madrid n’intervienne dans ce processus ? En tout cas, ce n’est pas clair du tout.

De surcroît, tout le monde sait bien que le secteur bancaire espagnol est à la dérive et qu’il a besoin sans doute de plusieurs centaines de milliards d’euros.

Encore une fois, trop peu et trop tard.

« Les banques espagnoles vont recevoir une première aide financière de 37 milliards d’euros de la part de la zone euro, un montant qui servira aux établissements nationalisés, a annoncé lundi le ministre espagnol des Finances Luis De Guindos.

« L’injection de fonds dans les quatre banques nationalisées sera de 37 milliards d’euros », a affirmé M. De Guindos à son arrivée à une réunion avec ses homologues de la zone euro, à Bruxelles.

Cette mesure va notamment concerner Bankia, la quatrième banque espagnole par les actifs, dont le sauvetage public de plus de 20 milliards a accéléré une aide européenne au secteur. Les trois autres banques concernées sont CatalunyaCaixa, Novagalicia et Banco de Valencia.

L’annonce du sauvetage historique de Bankia en mai avait précipité l’octroi en juin, par la zone euro, d’une ligne de crédit de 100 milliards pour l’ensemble du secteur bancaire espagnol.

Au total, la recapitalisation du secteur financier du pays « pourrait tourner autour de 40 milliards d’euros », a dit M. De Guindos. »

« M. De Guindos a précisé lundi que le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, présentera mercredi « le plan de restructuration » des quatre banques nationalisées. Ce plan détaillera le montant exact des capitaux qui seront injectés dans chacune d’entre elles, ainsi que les conditions qui accompagneront cette recapitalisation, qui seront formalisées dans le mémorandum d’accord entre Madrid et Bruxelles. »

« La zone euro table sur un versement de l’aide pour le secteur bancaire espagnol, via le Mécanisme européen de stabilité (MES), « début décembre », avait récemment indiqué le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. »

Tiens, finalement Juncker nous dit que les fonds seraient versés en décembre… ou pas, ou plus tard.

Bref, la Grèce, l’Espagne ; l’Italie avec bientôt de nouvelles élections, l’austérité en Europe, la crise économique, la falaise fiscale aux États-Unis, la récession mondiale et un monceau de dettes accumulé partout dans le monde.

Bref, rien de nouveau. Ce sont les indémodables de la crise. Vous les retrouverez en 2013, puis en 2014, puis en 2015… jusqu’à ce que tout cela s’effondre dans un immense fracas international.

Car ne vous méprenez pas : la situation de l’économie mondiale est inextricable. Elle est sans bonne solution, et il n’y aura pas de happy end. La seule question c’est jusqu’à quand tiendra cette grande illusion. (…)  LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT 

LCM du 27 novembre 2012

<<<LE CONTRARIEN DU MATIN du 27 novembre 2012 – LISEZ L’INTEGRALITE >>>

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La Chine adossera le Yuan (元) à l’or

Mardi, novembre 20th, 2012

Selon Leeb: La Chine adossera le Yuan (元) à l’or

Le fameux économiste Stephen Leeb se montre plutôt optimiste quant au marché de l’or sur le long terme grâce à la demande grandissante du Moyen-Orient, et d’après lui, la Chine prévoie bientôt d’adosser sa devise nationale : le Yuan (元) à l’or. À l’antenne de King World News, Leeb recommande aux investisseurs d’augmenter leurs actions axées sur l’or durant n’importe quelle future baisse tant que les perspectives du précieux métal seront soutenues/renforcées par la demande chinoise. D’après les récentes informations de M. Leeb indiquant que la Chine allait « d’année en année, tripler de manière stupéfiante leurs achats d’or », ce dernier y voit là un effort concerté de la part de la Chine pour acquérir « quelque chose de tangible avec lequel ils pourront commercer les produits ». Leeb pointe du doigt l’insuffisance de l’infrastructure existante chinoise malgré l’énorme amas de capital du pays dépensé durant la dernière décennie. Certains croient même que cela aurait mené au surprenant déséquilibre du PIB national’. Le renommé gourou de l’investissement affirme en outre que la Chine prévoit de faire revivre l’étalon or : La Chine veut de l’or pour qu’elle puisse ainsi poursuivre ses projets. Ils veulent que leur monnaie soit adossée à l’or et ils continueront d’en acheter. Ainsi, l’or peut fléchir, mais si c’est le cas, les gens devraient l’acheter. Une fois que l’or aura dépassé le très important seuil des 1,800$, vous n’aurez pas la moindre chance de rentrer sur le marché. Il ne vous en donnera pas l’opportunité. M. Leeb reste aussi optimiste quant à l’argent, affirmant que c’est le seul investissement rivalisant avec celui de l’or à l’heure actuelle, et qu’il projette une hausse des prix entre 150$ et 200$.

Tags: Asie, Chine, étalon or, yuan
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Les banques centrales occidentales détiennent-elles encore de l’or physique?

Samedi, novembre 10th, 2012

Tout le monde pense que les banques centrales occidentales amoncellent physiquement des quantités gigantesques de lingots d’or … Du moins c’est ce que les banques centrales occidentales aimeraient laisser croire. Les lingots d’or représentent une partie des réserves de devises étrangères qu’elles détiennent, y compris les devises Fiat habituelles comme le dollar, la livre, le yen et l’euro.

De manière commune, les gouvernements et les banques centrales des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon, de la Suisse, de la zone euro et le FMI sont censés détenir une quantité impressionnante de 23.349 tonnes d’or dans leurs réserves respectives, dépassant 1.3 milliard de dollars selon le cours de l’or à ce jour.

Toutefois, au-delà du volume estimé, la constitution massive de cet or n’est pas renseignée. Les banques centrales occidentales ne divulguent aucune information quant au lieu de stockage, sous quelle forme ou encore combien de réserves d’or sont utilisées à d’autres escients. Pourtant, les banques centrales ne diffusent pas trop d’informations à cet égard en dehors des autorités arbitraires faisant état des différents bilans financiers concernant les réserves.

Voilà une douzaine d’années, cela importait à peu de personnes de savoir ce que les banques centrales faisaient avec leur or. Le métal jaune à traversé une période de trouble pendant une vingtaine d’années et ne suscitait guère d’enthousiasme au prix de 255 dollars l’once. Cela était plutôt pratique pour les gouvernements occidentaux de prêter (ou dans le cas du Canada – de vendre directement) leurs réserves d’or afin de générer des intérêts sur les revenus de leurs sociétés de placements, ce que firent beaucoup de banques centrales  à partir de la fin des années 80 jusqu’à l’an 2000.

Les temps sont révolus et aujourd’hui il nous incombe de savoir ce que font les banques centrales de leurs réserves et où ces dernières sont détenues. Pourquoi? Tout simplement parce que les pays en question sont maintenant très largement endettés et impriment leurs devises respectives sans relâche. Il serait intéressant et rassurant surtout de savoir qu’ils disposent encore de reliques, de poussières afin de “soutenir” tout cet argent papier fraîchement imprimé en cas de défaillance.

Cela vous intéresserait fort probablement de savoir que ce sont les ventes d’or des banques centrales qui étaient à l’origine de la thèse de l’investissement et qui a suscité en nous un appétit pour l’or dans les années 2000. Ceci avait été mis en évidence dans un rapport publié par Frank Veneroso, nous dévoilant le marché de l’or en 1998, oeuvre intitulée “The 1998 Gold Book Annual”.

Dans ce rapport, Mr Veneroso en déduisait que les ventes d’or des banques centrales avaient masqué le besoin réel de la demande de l’or d’environ 1600 tonnes à l’année (sur un marché estimé à environ 4000 tonnes). Sur les 35.000 tonnes d’or que déclaraient officiellement posséder les banques centrales à ce moment-là, Mr Venoro estimait que les réserves oscillaient plutôt autour des 18.000 tonnes d’or physique. Une fois que les banques centrales ne disposeraient plus d’or à vendre, souligna-t-il, le marché de l’or ferait face à un puissant marché haussier … et il s’avère qu’il avait complètement raison – bien que les banques centrales continuent de vendre de l’or et ce pendant encore de nombreuses années.

Alors que le marché haussier de l’or s’est accru tout au long des années 2000, les banques centrales ne sont devenues des acheteurs directs d’or physique qu’en 2009, ce qui coincidait avec la montée du prix de l’or au-dessus des 1000 dollars l’once. Tous ces achats ont été effectués par les banques centrales des pays non-occidentaux, et plutôt, par des pays comme la Russie, la Turquie, le Kazakhstan, l’Ukraine et les Philippines … et, depuis, n’ont cessé d’acheter de l’or.

Selon Thomson Reuters GFMS, un organisme de recherche de métaux précieux, les banques centrales non-occidentales ont acheté 457 tonnes d’or en 2011, et il est attendu qu’elles en achètent encore quelques 493 tonnes d’or cette année du fait qu’elles souhaitent augmenter leurs réserves:

  1. Nous estimons qu’elles achèteront plus que ce qui est annoncé.
  2. Les banques centrales occidentales demeurent relativement silencieuses au sujet de l’or et n’ont publiquement divulgué aucun résultat quant aux ventes ou achats d’or effectués au cours de ces trois dernières années. Bien qu’il existe un « Central Bank Gold Agreement », soit un rapport sur l’or des banques centrales, actuellement en place et qui couvre les ventes d’or des banques centrales du système euro, la Suède et la Suisse, il n’est fait aucune mention quant aux ventes d’or réalisées par ces dites entités alors qu’elles sont censées posséder les plus grands stocks de métaux précieux.
  3. Le silence est d’or ….. et en dit long !

Au cours de ces dernièrs années, nous avons recueilli des informations liées à la demande de l’or physique comme cette dernière s’est accrue au fil du temps. La constante annuelle croissance de la demande d’or physique sous forme de lingots nous surprend surtout en terme d’approvisionnement. La capacité annuelle de l’industrie minière aurifère ex la Russie et la Chine (qui n’exportent pas leur production nationale) est actuellement inférieure à celle enregistrée en l’an 2000, et depuis que le FMI a annoncé la compléture de ses ventes de 403 tonnes d’or en décembre 2010, aucun autre vendeur d’or physique sur le marché n’a été publiquement annoncé depuis presque deux ans maintenant.

4. Compte tenu de l’augmentation significative de la demande physique que nous avons pu constater au cours de cette dernière décennie, en particulier auprès des acheteurs en Asie, nous arrivons à la conclusion que nous ne pouvons hélas déterminer la provenance de l’or à des fins de pouvoir le fournir … mais il doit bien venir de quelque part!

Afin de vous donner une idée de la croissance de la demande de l’or physique durant ces dix dernières années, nous avons fait une liste d’acheteurs d’or physique et calculé leur variation nette en demande annuelle en tonnes des années 2000 à 2012 (voir graphique A) :

GRAPHIQUE A

 

Chiffres indiqués en tonnes métriques :

† Source: CBGA1, CBGA2, CBGA3, International Monetary Fund Statistics, Sprott Estimates.

†† Source: Royal Canadian Mint et United States Mint.

†††  Sprott Physical Gold Trust et Central Fund of Canada.

^ Source: World Gold Council, Sprott Estimates.

^^ Source: World Gold Council, Sprott Estimates.

^^^ Se réfère à l’augmentation annualisée au cours des 8 dernières années.

Comme nous pouvons le constater, la simple combinaison de seulement cinq sources différentes de la demande résulte en une variation nette de 2.268 tonnes de la demande d’or physique au cours des douze dernières années. Cela signifie qu’il y a environ 2.268 tonnes de nouvelles demandes annuelles de nos jours comparé à voilà 12 ans. Selon le groupe CPM, l’un des principaux pourvoyeurs de statistiques du secteur de l’or, démontre que l’offre d’or annuelle totale est estimée à environ 3.700 tonnes cette année. De ce montant, le World Gold Council estime que seulement 2.687 tonnes devraient provenir de la production minière actuelle, tandis que le reste est attribué à l’or recyclé, essentiellement de vieux bijoux.

(Voir note 5). Les agences d’évaluation ont la facheuse tendance à vouloir démontrer que la demande totale physique correspond parfaitement à l’offre physique chaque année ainsi que d’utiliser “l’Investissement net privé” comme un bouchon afin de consolider la différence entre la demande qu’ils attribuent aux “transactions officielles” de l’industrie, des bijoux et de banques centrales par rapport à leur estimation en terme d’approvisionnement annuel (ce qui est relativement vérifiable). Les chiffres de leurs « Investissements nets privés» sont à remettre en question, cependant, car ils n’intègrent pas les achats réels de demande d’investissement qui ont lieu chaque année. S’il était possible d’intégrer de nouvelles données dans leur sommaire de marché de la demande, nous pourrions y détecter une énorme différence mettant en relief une demande dépassant largement l’estimation de leur offre annuelle. En fait, nous savons que cela dépasserait largement si nous nous basons sur les importations d’or chinoises (Hong-Kong) qui atteignent maintenant les 458 tonnes à ce mois de juillet, représentant ainsi une augmentation de 367% sur ses achats durant cette même période l’année dernière.  Si les importations continuent au rythme actuel, la Chine devrait atteindre les 785 tonnes d’importations d’or d’ici la fin de l’année. 785 tonnes sur un marché qui ne devrait produire que quelques 2.700 tonnes de la production minière, et ceci ne correspond qu’à un seul acheteur !

Puis, il y a tous les acheteurs privés dont les achats ne sont pas signalés et enregistrés comme ceux de Greenlight Capital, le fonds spéculatif géré par David Einhorn, qui aurait acheté pour 500 millions de dollars d’or physique depuis 2009. Ou encore le milliard de dollars investi dans l’or physique par le ‘University of Texas Investment Management Co.’ (Comité d’Investissement de l’Université du Texas) en Avril 2011 … ou plus encore la myriade des autres investisseurs privés (comme les cheikhs saoudiens, les milliardaires russes, cet écrivain, sans doute certains de nos lecteurs, etc) qui ont acheté l’or physique pour leurs comptes au cours de la dernière décennie. Aucun de ces achats privés n’a été enregistré auprès des organismes de recherche, et pourtant ce sont de vrais achats d’or physique, il ne s’agit nullement d’ETF d’or ou de “certificats “.

Ils exigent que de véritables lingots soient livrés physiquement aux acheteurs. Mais une fois que nous connaissons l’ampleur de l’écart entre le niveau réel de la demande d’or physique et celui de l’offre annuelle, les questions évidentes que nous nous posons sont les suivantes : qui sont ces vendeurs qui livrent l’or afin de répondre favorablement à l’importante demande d’or physique ? Quels sont ces organismes qui ‘lachent’ de l’or physique sur le marché sans le signaler ? D’où vient tout cet or?

Il ne peut y avoir qu’un seul candidat possible : les banques centrales occidentales. Il est fort probable qu’une grande partie de l’or physique circulant actuellement parmi de nouveaux acheteurs provienne des banques centrales occidentales. Elles seules peuvent détenir autant d’or physique et en fournir de telles quantités dont la traçabilité peut s’avérer très complexe. Les investisseurs n’ont cessé d’investir dans l’or depuis 2008.

Si les banques centrales occidentales louaient en effet leurs réserves physiques, ces dernières ne seraient pas tenues de divulguer les montants spécifiques d’or qui partent de leurs coffres respectifs. Selon un document émanant du site de la Banque Centrale Européenne (BCE) sur le traitement statistique des réserves internationales de l’Eurosystème, les directives de déclarations actuelles n’exigent pas des banques centrales de différencier l’or détenu en pleine propriété de l’or prêté ou échangé avec un autre parti. Le document stipule que, « les transactions réversibles en or n’ont pas d’effet sur le niveau de l’or monétaire quel que soit le type de transaction (c-a-d les swaps d’or, pensions, dépôts ou prêts), en accord avec les recommandations contenues dans les directives du FMI. »

6 Entente.

Selon les directives de déclaration actuelles, par conséquent, les banques centrales ont le droit de continuer à exercer l’entrée d’or physique sur leur bilan, même si ils l’ont échangé ou prêté entièrement. Vous pouvez le constater dans la façon dont les banques centrales occidentales se réfèrent à leurs réserves d’or. Le gouvernement britannique, par exemple, se réfère à son allocation en or comme étant, de « l’or (y compris l’or échangé ou prêté) ». C’est la phrase type qu’ils utilisent dans leur déclaration officielle. Idem pour le Trésor américain et la BCE, qui déclarent leurs avoirs en or comme étant de «l’Or (y compris dépôts d’or et, le cas échéant, swaps d’or)» (voir graphique B) . Hélas, leur description s’en arrête là, de même que chaque institution ne détaille pas le pourcentage de leurs réserves d’or déclarées et détenues physiquement parlant, par rapport au pourcentage de l’or prêté ou échangé contre autre chose. Le fait qu’ils ne fassent pas la différence entre les deux est  pour le moins étonnant. Les banques centrales manqueraient de crédibilité si elles admettaient louer leurs réserves d’or à d’autres intermédiaires vendeurs de lingots entre autres qui, à leur tour, vendraient ce même or à la Chine par exemple. Mais les chiffres dévoilent que c’est ce qui s’est très certainement passé.  Il est fort probable que l’or des banques centrales soit parti et que les banques ayant vendu ces lingots ont peu de chance de les récupérer.

GRAPHIQUE B

Sources:

1) http://www.bankofengland.co.uk/statistics/Documents/reserves/2012/Aug/tempoutput.pdf

2) http://www.ecb.int/stats/external/reserves/html/assets_8.812.E.en.html

4) http://www.boj.or.jp/en/about/account/zai1205a.pdf

5) http://www.imf.org/external/np/exr/facts/gold.htm

6) http://www.snb.ch/en/mmr/reference/annrep_2011_komplett/source

Notes:

Données de la BCE en date du mois de Juillet 2012. Banque du Japon  en date du 31 Mars 2012.

  • Les réserves de la Banque Centrale Européenne sont composées des réserves détenues par la BCE, la Belgique, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, la France, l’Italie, Chypre, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie et la Finlande.

** la Banque du Japon ne répertorie ses réserves d’or qu’en yens à sa valeur comptable.

Notre analyse du marché de l’or physique nous démontre que les banques centrales ont été pour la plupart des fournisseurs non déclarés d’or physique et que leurs réserves d’or physique sont négligeables à ce jour. Si nous comparons les conclusions de Franck Veneroso énoncées en 1998 dans son rapport aux données de ce jour, nous pouvons constater que peu de différence entre elles. D’ailleurs, couplé d’une variation nette de 2.300 tonnes dans la demande annuelle que nous anotons dans le graphique A, cela nous amène à la conclusion qu’une grande partie des 23.000 tonnes des réserves d’or déclarées des banques centrales occidentales ne représente qu’une simple écriture dans leurs bilans – avec, en contrepartie, aucune garantie de valeur tangible autre qu’une simple reconnaissance de dettes d’entités diverses.

A ce stade du jeu, il reste à penser que ces banques centrales auront de grandes difficultés pour récupérer leur or, surtout si l’or a entièrement quitté leur pays. Nous pouvons aussi nous poser la question : combien d’or dans le système de la banque centrale a été «ré-hypothéqué»? Les banques centrales en question semblent si réticentes à divulguer les moindres détails sur leurs réserves d’or , les proportions entre les « swaps »et les« prêts » dans lesquels les banques centrales se disent impliquées.  Il serait indispensable de pouvoir auditer les réserves d’or des banques centrales  – pour autant, bien des surprises pourraient se profiler laissant entrevoir des conséquences explosives pour le prix de l’or ?

Les banques centrales occidentales pensent que l’or qu’ils ont échangé et / ou prêté est toujours légalement le leur. Techniquement, peut-être. Mais si ces réserves ne sont pas physiquement les leurs et physiquement plus en leur possession … alors tous les paris sont ouverts quant à l’avenir de notre système monétaire.